Par ce samedi ensoleillé du début de mois de février, il règne une bonne odeur de bois fraichement coupé sur la rive droite du port Rhu. Sous le hangar de Treizour, de nombreux bénévoles s’activent autour de Volonté pour la remettre en état de naviguer. Jean-Claude Prat détaille les travaux entrepris avant que le bateau ne retrouve le chemin de l’eau.
Jean-Claude Prat détaille les différents travaux entrepris sur les yoles de Bantry durant l’hivernage.
Le renfort de Sarah Mahler et de Victor Melchy, charpentiers de marine et adhérents de l’association a permis d’avancer plus rapidement sur certaines parties du bateau. Jean-Claude Prat précise : « Ils ont tous les deux bossé sur les plats-bords et jambettes de Sérénité pour tailler et ajuster les pièces avant la pose« . Victor a également participé à la pose des rivets.
Outre le travail sur les jambettes, les plat-bords de Sérénité ont été repris.
Dans un sourire, Jean-Claude invite les curieux à rejoindre les volontaires : « au hangar de Treizour les samedis après-midi pour travailler sur les bateaux, partager les savoirs et apprendre. L’ambiance y est bienveillante et chaleureuse, la convivialité est aussi dans notre ADN« .
« L’ambiance est chaleureuse », souligne Jean-Claude Prat. Photos Fabrice Odéon pour Treizour
Le programme des prochaines navigations est copieux :
Le Défi Breton 2026 propose une première sortie magique du 14 au 17 mai dans le Golfe du Morbihan. http://www.vpgm.org/
Un nouveau projet de fête maritime sur l’Odet (de Loctudy à Bénodet, puis jusqu’à Quimper et retour à Bénodet) les 23 et 24 mai.
Lanvéoc – Spered et Treizour ont prévu de naviguer de concert en Rade de Brest du 27 au 30 août 2026.
Le 5 septembre au Tinduff, Diwan organise Fest ar mor une fête pour les enfants, un moment très joyeux dans un cadre magique. Le Plaisir est chaque fois garanti.
Cap Glénan 2026, les 11, 12 et 13 septembre, Volonté partira en virée de fin d’été avec Spered ar mor et VPGM
La Bogue d’Or à Redon du 23 au 25 octobre, une dernière sortie d’automne très atypique qui nous a enchantés en 2025.
Ce dimanche 22 février, les membres de l’association s’étaient donnés rendez-vous sur l’estacade du Port-Musée pour y procéder au rituel tannage des voiles.
Derrière la porte d’accès à l’estacade du port musée, on devinait une activité intense.
Dans un ballet parfaitement réglé, la préparation destinée aux voiles est distribuée sur quelques points avant d’être étalée sur celles-ci à l’aide de lave-ponts. Photos F.Odéon pour Treizour
Après le retour des mats à bord, cette activité a attirés les curieux et mis de la couleur sous un ciel bien gris.
« Choco » a guidé depuis le ponton les manœuvres d’immersion de la voile, préalable à son tannage, sur terre comme sur l’eau.
Les voiles (grand-voile et taille-vent) seront rincées jeudi en attendant les sorties en mer printanières.
Á terre, on continue de s’affairer pour remettre la flotte en état de marche avant le printemps. Si du côté du hangar, on s’active sur les coques et les avirons, les voiles ne sont pas oubliées.
Ainsi, au début du mois de février, aux ateliers du Juch, à coté de Simon Brochard, quatre treizouriennes ont manié fils et aiguilles, dans la bonne humeur. « Carlotte a réparé une garcette sur la misaine de Jojo et Laurence on a commencé un sac à voile en coton et Steph et moi on a commençé une rallonge pour le taud d’An Œstig”, relate Julie.
Outre le côté ludique de la journée, cela a été l’occasion d’un bel échange avec An Test. Et l’occasion d’évoquer de futures navaigations. L’aventure couture s’est poursuivie le mardi suivant au hangar de Treizour. Les couturières y ont réalisé les finition du sac à voile et du taud d’An Eostig.
Julie fait appel à toutes les bonnes volontés ne pas oublier le prochain rendez-vous pour tanner les voiles sur l’estacade du port musée. Un rendez-vous qui préfigure les prochaines sorties en mer. Dimanche 22 février les voiles de Telenn Mor ont connu leur premier bain printanier afin de se préparer aux prochaines sorties en mer.
La disparition de Claude Peron laisse un grand vide pour tous les treizouriens qui connaissaient sa signature autant que son sourire. Claudio, comme il avait choisi qu’on l’appelle, est parti par une nuit de novembre.
Il confiait volontiers que quand il était arrivé à Douarnenez, il y a une quinzaine d’années, il ne “connaissait rien aux bateaux” et plus que ceux-ci, c’était celles et ceux qui naviguent qui lui importaient.
N’empêche, cet ancien séminariste de Pont-Croix, devenu chauffeur routier en Savoie pour faire vivre sa famille était devenu au fil des ans et des manifestations une figure incontournable de Treizour.
Si il prenait part à tous les chantiers, il ne pouvait être question de bateaux “pop pop” sans qu’il ne soit cité. C’est lui qui assurait la navigation de ces bateaux animés à la flamme d’une bougie pour le plus grand plaisir des apprentis navigateurs.
Pour autant Claudio ne restait pas à quai et était qualifié chef de bord, même si comme le remarqua un orateur lors de l’hommage rendu à Claude “ il ne savait pas faire un noeud de chaise”.
Une foule impressionnante était présente à l’hommage rendu au Hangar de Treizour pour accompagner ce fidèle compagnon.
Claudio, c’était aussi un regard espiègle, un large sourire, une bienveillance immédiate.
La navigation, à bord de Joséphine, durant la Semaine du golfe a été ponctuée de belles rencontres en mer et autour d’une assiette. Par Laurence
Après une navigation tranquille de Port-Haliguen à Port-Navalo, nous sommes entrés dans le grand bain bouillonnant de la semaine du golfe. À couple avec des Italiens pour le déjeuner, à peine le temps de digérer que nous nous frayons un passage tant bien que mal au milieu de toutes ces coques vieilles et moins vieilles pour se faire une place dans la petite parade, avec un bon courant qui nous monte dans le golfe. Nous arrivons si vite à Port Anna, notre escale du soir, que nous ratons l’entrée et devons attendre la renverse pour retrouver notre mouillage !
Le lendemain, départ aux aurores avant la foule pour atteindre l’île d’Arz car nous nous sommes résolus à suivre les horaires des marées plutôt que celles des repas : plus sage pour notre monture.
Pas mal de vent pour le retour, on est contents de ne pas avoir le courant contre nous en plus d’avoir à tirer des bords pour atteindre le sud de l’île ! Le reste de la navigation se passe tranquillement, avec un œil attentif à la carte car nous sommes à marée basse de vives-eaux et nous ne voulons pas finir comme ces deux bateaux échoués croisés en chemin, et cette fois, nous atteignons notre mouillage sans encombre pour la relève d’une partie de l’équipage
À bord de Joséphine, l’entrée du golfe du Morbihan ne s’improvise pas. Ça me prend du temps, avec ces courants et renverses qui ne se font pas au même moment que la marée haute.. ! Et là faut être sûr de moi, cheffe de bord dans le golfe pour la première fois !
Le soir du 25 mai, Laurence, Joachim, Jules, Giuglia me rejoignent et c’est parti pour le pique-nique de Port Navalo. Comme il le faut, on se tanque en arrivant. La marée est montante, on se déhale sur l’ancre pour repartir. Et le Zod d’organisation nous aide beaucoup. Commentaire : « Ah, vous êtes passés trop près de la tourelle ! » et il repart. Bon, ça on l’avait remarqués aussi.
On se fait avoir par l’effet de groupe et on traîne un peu au pique-nique, ce qui fait qu’au départ on a du courant contre pour sortir de la baie. Je m’en souviendrai de celui la ! – Fait est que au final on se retrouve au milieu de tout le monde, à mi-marée par coefficient 94 à rentrer dans le golfe. Ouhou le toboggan ! Pourquoi on fait ça déjà ? On est un peu fou non ?
C’est magnifique, on fait coucou au copains sur les autres bateaux, émotion, émotion !
On est sensé atterrir à Port Anna, mais à mi-marée avec un bateau de 3 tonnes avec que 2 avirons et une godille on tente même pas l’entée contre courant. On atterrit sur une bouée derrière les Sinagot. C’est bien notre place à nous !
Le lendemain on fait le tour de l’île d’Arz avec le pique nique traditionnel. On part deux heures avant la flottille pour faire le tour tranquille avec le courant dans le bon sens. Parfait !
Le soir je laisse ma place aux prochains, avides de naviguer. Merci Jojo, et merci à tous ceux qui ont embarqués, vous étiez magnifique dans cette aventure !
Comment, parfois, les choses ne se passent pas comme prévu. Par Julie
Changement d’équipage à Port Louis le vendredi 23 mai. Marie, Jules et Aubin me rejoignent dans l’objectif de passer la nuit à Groix, pour un départ le lendemain vers le sud. On se lève de bonne heure pour sortir du chenal avec le courant dans le bon sens et c’est parti !
Jusqu’à ce qu’un petit détail saute à l’œil de Jules, notre charpentier expérimenté : le scarf du mat est en train de dépasser latéralement, avec le taille-vent qui tire de l’autre coté ! Affalage immédiat de la voile. Et la question se pose : « qu’est-ce qu’on fait ? » On est pas serein de continuer avec ce mat : retour à Port-Louis. Chose importante : on mange. Et on appelle les amis ! Des conseils une offre adorable de Maxime et Nicolas à Lorient de réparer le mat sur place dans le week-end.
Et finalement arrive celui qui nous sauve en cas de panne de mat : le SOS secours mat Jacques Van Geen. Il amène le mat d’origine plus petit, on change les mats de place, on découpe le grand mat le long du scarf pour le raccourcir et hop, un nouveau mat dans la soirée !
Youpi, on peut partir le lendemain pour passer les Birvidaux, la Teignouse et atterrir à Port Haliguen comme prévu !