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Fumage de Noël

Cette année encore le fumage de noël est un énorme succès, couronné par un magnifique arc-en-ciel…

… 30kg de poulpe, 40kg de lieu noir, 40kg d’églefin, pour un grand moment de convivialité et de rencontre… jusqu’à la nuit.

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Claudio

La disparition de Claude Peron laisse un grand vide pour tous les treizouriens qui connaissaient sa signature autant que son sourire. Claudio, comme il avait choisi qu’on l’appelle, est parti par une nuit de novembre.

Il confiait volontiers que quand il était arrivé à Douarnenez, il y a une quinzaine d’années, il ne “connaissait rien aux bateaux” et plus que ceux-ci, c’était celles et ceux qui naviguent qui lui importaient.

N’empêche, cet ancien séminariste de Pont-Croix, devenu chauffeur routier en Savoie pour faire vivre sa famille était devenu au fil des ans et des manifestations une figure incontournable de Treizour.

Si il prenait part à tous les chantiers, il ne pouvait être question de bateaux “pop pop” sans qu’il ne soit cité. C’est lui qui assurait la navigation de ces bateaux animés à la flamme d’une bougie pour le plus grand plaisir des apprentis navigateurs.

Pour autant Claudio ne restait pas à quai et était qualifié chef de bord, même si comme le remarqua un orateur lors de l’hommage rendu à Claude “ il ne savait pas faire un noeud de chaise”.

Une foule impressionnante était présente à l’hommage rendu au Hangar de Treizour pour accompagner ce fidèle compagnon.

Claudio, c’était aussi un regard espiègle, un large sourire, une bienveillance immédiate.

Merci pour tout ce que tu as transmis.

Lire son dernier arcticle https://treizour.bzh/blog/quel-dommage/

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Semaine du Golfe Instants délicieux

La navigation, à bord de Joséphine, durant la Semaine du golfe a été ponctuée de belles rencontres en mer et autour d’une assiette. Par Laurence


Après une navigation tranquille de Port-Haliguen à Port-Navalo, nous sommes entrés dans le grand bain bouillonnant de la semaine du golfe. À couple avec des Italiens pour le déjeuner, à peine le temps de digérer que nous nous frayons un passage tant bien que mal au milieu de toutes ces coques vieilles et moins vieilles pour se faire une place dans la petite parade, avec un bon courant qui nous monte dans le golfe. Nous arrivons si vite à Port Anna, notre escale du soir, que nous ratons l’entrée et devons attendre la renverse pour retrouver notre mouillage !


Le lendemain, départ aux aurores avant la foule pour atteindre l’île d’Arz car nous nous sommes résolus à suivre les horaires des marées plutôt que celles des repas : plus sage pour notre monture.


Pas mal de vent pour le retour, on est contents de ne pas avoir le courant contre nous en plus d’avoir à tirer des bords pour atteindre le sud de l’île ! Le reste de la navigation se passe tranquillement, avec un œil attentif à la carte car nous sommes à marée basse de vives-eaux et nous ne voulons pas finir comme ces deux bateaux échoués croisés en chemin,  et cette fois, nous atteignons notre mouillage sans encombre pour la relève d’une partie de l’équipage

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Semaine du Golfe « On est un peu fou non ? » 


Le début de la fête… Par Julie

À bord de Joséphine, l’entrée du golfe du Morbihan ne s’improvise pas. Ça me prend du temps, avec ces courants et renverses qui ne se font pas au même moment que la marée haute.. ! Et là faut être sûr de moi, cheffe de bord dans le golfe pour la première fois !

Le soir du 25 mai, Laurence, Joachim, Jules, Giuglia me rejoignent et c’est parti pour le pique-nique de Port Navalo. Comme il le faut, on se tanque en arrivant. La marée est montante, on se déhale sur l’ancre pour repartir. Et le Zod d’organisation nous aide beaucoup. Commentaire : « Ah, vous êtes passés trop près de la tourelle ! » et il repart. Bon, ça on l’avait remarqués aussi.

On se fait avoir par l’effet de groupe et on traîne un peu au pique-nique, ce qui fait qu’au départ on a du courant contre pour sortir de la baie. Je m’en souviendrai de celui la ! – Fait est que au final on se retrouve au milieu de tout le monde, à mi-marée par coefficient 94 à rentrer dans le golfe. Ouhou le toboggan ! Pourquoi on fait ça déjà ? On est un peu fou non ? 

C’est magnifique, on fait coucou au copains sur les autres bateaux, émotion, émotion !

On est sensé atterrir à Port Anna, mais à mi-marée avec un bateau de 3 tonnes avec que 2 avirons et une godille on tente même pas l’entée contre courant. On atterrit sur une bouée derrière les Sinagot. C’est bien notre place à nous ! 

Le lendemain on fait le tour de l’île d’Arz avec le pique nique traditionnel. On part deux heures avant la flottille pour faire le tour tranquille avec le courant dans le bon sens. Parfait ! 

Le soir je laisse ma place aux prochains, avides de naviguer. Merci Jojo, et merci à tous ceux qui ont embarqués, vous étiez magnifique dans cette aventure !

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Semaine du Golfe : frayeur autour du mat

Comment, parfois, les choses ne se passent pas comme prévu. Par Julie


Changement d’équipage à Port Louis le vendredi 23 mai. Marie, Jules et Aubin me rejoignent dans l’objectif de passer la nuit à Groix, pour un départ le lendemain vers le sud. On se lève de bonne heure pour sortir du chenal avec le courant dans le bon sens et c’est parti ! 

Jusqu’à ce qu’un petit détail saute à l’œil de Jules, notre charpentier expérimenté : le scarf du mat est en train de dépasser latéralement, avec le taille-vent qui tire de l’autre coté ! Affalage immédiat de la voile. Et la question se pose : « qu’est-ce qu’on fait ? » On est pas serein de continuer avec ce mat : retour à Port-Louis. Chose importante : on mange. Et on appelle les amis ! Des conseils  une offre adorable de Maxime et Nicolas à Lorient de réparer le mat sur place dans le week-end. 

Et finalement arrive celui qui nous sauve en cas de panne de mat : le SOS secours mat Jacques Van Geen. Il amène le mat d’origine plus petit, on change les mats de place, on découpe le grand mat le long du scarf pour le raccourcir et hop, un nouveau mat dans la soirée ! 

Youpi, on peut partir le lendemain pour passer les Birvidaux, la Teignouse et atterrir à Port Haliguen  comme prévu ! 

 

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En été, Treizour autrement…

Avant l’été, Treizour Amis du Port-musée bosse…

Au lunch, Laurent à la billig…

Puis reprise des animations de l’été sur les estacades: godille et pop pop

Quelques navigations…

La yole de Ness Morvran dans le port du Rosmeur
A l’initiative de Henri, Telenn et Joséphine naviguent de conserve…
Volonté au Tinduff
Cabannage de Joséphine…
Thérèse et Telenn mor, en régate…
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Le bulletin de Treizour n°60

Le bulletin de Treizour de novembre 2022 (n°60) est sorti !

Pour le télécharger en PDF, cliquez sur l’image :

Si vous préférez le lire avec 2 pages cote à cote, cliquez sur cette autre image :

Bonne lecture !

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Des plans de forme pour le canot

Ces plans sont le résultat d’une réflexion de l’architecte, spécialiste des bateaux traditionnels. Il a cherché à répondre aux attentes des membres de Treizour mais aussi de tenter d’obtenir des plans fidèles à ce type de petits canots « à tout faire », construits en série dans les années 1890. Ils ont aujourd’hui disparu, n’ayant pas fait l’objet de reconstitution. Tout cela sans chercher à réaliser un travail purement historique : nous aurons un outillage électrique et le dessin des plans s’est fait avec l’ordinateur ! Il fallait en priorité que ce canot soit maniable par un équipage de jeunes de 13-14 ans, encadré d’un adulte, et ce, autant à la voile qu’à l’aviron ou à la godille. Un bateau creux, rustique, destiné à la formation, et prévu pour une construction en bois massif.

Un canot sur la grève, à Audierne. Les bateaux de ce type, gréé en chaloupe, avec une misaine et un taillevent, étaient produits en série dans le Finistère, à la fin du XIXe siècle. Crédits: Collection particulière

Aucun plan n’existe de ces canots

Une fois ce cahier des charges étudié, le choix de Petit Bazile, canot à misaine et taillevent (respectivement voile à l’avant et au centre du bateau) comme base pour les plans a paru ainsi évident. La taille et le déplacement de Petit Bazile (poids du volume d’eau déplacé par l’immersion de la coque dans l’eau) permet en effet facilement d’en faire un bateau adapté à la formation pour Treizour. C’est aussi parce que c’est l’un des seuls canots de l’époque dont il existe des dessins exploitables, réalisés par le maquettiste Claude Maho, pour tracer des plans précis.

Les photographies ainsi que la documentation à propos de ces canots regroupées dans Ar Vag ont par ailleurs servi à une étude des formes de ce qui se faisait à la fin du XIXe siècle, mais aucun plan ne nous est resté. Les charpentiers de marine de l’époque se transmettaient le savoir-faire d’une génération à l’autre, non pas à partir de plans, mais grâce à des modèles représentant les formes de la coque, des gabarits (patron en bois, en vraie grandeur servant à construire les pièces de la charpente transversale notamment). Les bateaux évoluaient donc en permanence, afin à la fois d’améliorer leurs performances – le but n’étant pas, à l’époque, de créer une pièce unique, mais bien un outil de travail efficace.

Quiberon (Morbihan). Port-Maria, vers 1900. Le canot de ce type ne naviguaitpas exclusivement en Finistère. Crédits : Coll. Ar Vag

Du dessin aux plans

À partir des dessins de Petit Bazile, François Vivier a donc transposé telles quelles les formes du bateau dans son logiciel d’architecture navale. Sur ces plans, on indique également la ligne de flottaison du navire « lège », c’est-à-dire sans charge. Remarquant que le bateau paraissait très enfoncé dans l’eau – le dessin de Claude Maho représentait sans doute le bateau chargé – François Vivier a « relevé » le bateau au-dessus de l’eau de dix centimètres pour obtenir un déplacement moins important, sans doute plus proche de la réalité.

Les autres modifications effectuées répondaient au cahier des charges : franc-bord (partie de la coque au-dessus de l’eau) relevé de deux centimètres – les changements paraissent infimes, mais même le plus petit détail peut faire une différence ! Et n’oublions pas que la coque a déjà été relevée de dix centimètres –, un avant plus défendu, plus haut, une largeur plus importante, et un peu plus de tirant d’eau (de 0,98 mètre).

Un canot très « style du chantier Camus de la fin du XIXe

Remarquons aussi une tonture faible, mais élégante, ainsi qu’un brion plus prononcé (le brion est la partie qui lie l’étrave et la quille), afin d’être « plus proche du style des bateaux du chantier Camus de la fin du XIXe siècle, précise Bernard Cadoret, co-auteur de Ar Vag, lors des échanges avec François Vivier sur les plans de forme. Ainsi le bateau aura une « gueule » bien à lui. Peut-être pourrait-on tendre aussi un peu les lignes pour faciliter la marche à l’aviron ? » C’est chose faite : les fonds sont plus plats, l’idée étant de permettre au canot de pouvoir marcher grâce à quatre avirons, également dans des régions où le vent est peu régulier.

La première réplique sera achevée à Douarnenez, mais c’est un bateau qui n’est pas propre aux côtes du Finistère : la diffusion et le droit d’utilisation des plans de François Vivier devraient permettre à toute personne le souhaitant, le long de toutes les côtes de France et au-delà, de construire leurs canots. C’est aussi dans cet esprit que le canot ne dépassera pas 7 mètres, la limite autorisée pour les constructions amateur. Et la largeur de 2,52 mètres permet de transporter le bateau par la route sans entrer dans la catégorie des convois exceptionnels.
C’est donc un bateau plus stable, plus sécurisant, grâce au franc-bord relevé, donc très adapté à la formation, que nous obtenons ! Il pourra accueillir au maximum six adultes ou huit jeunes accompagnés d’un adulte – et ne pourra naviguer qu’avec au minimum deux personnes.

Ces plans vont permettre dans un premier temps de découper les gabarits qui nous permettront de commander le bois pour les membrures (structure transversale du canot). L’architecte travaille actuellement sur le dessin du gréement et de la charpente.

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1ère réunion de travail

photo: Serge Hilbert

Devant une salle comble, enthousiaste et curieuse, Jacques van Geen a présenté le projet dans ses grandes lignes, décrit les avancées encourageantes du financement du chantier, annoncé quelques dates clés et posé les premières bases de l’organisation du travail à venir.

Un très bon début

Le financement du projet a connu un bon démarrage: partenariat noué avec Temps Fête et financement participatif (la barre des 5000€ de dons vient d’être franchie). De quoi démarrer le chantier (l’architecte est déjà au travail) et donner de la crédibilité au projet lors de nos prochaines demandes de subventions et de mécénat.

Quelques dates clés

Coïncidence, l’architecte François Vivier venait de nous faire parvenir, quelques heures plus tôt, les premières ébauches en 3D de son travail en cours sur les plans du canot. Celles-ci sont passées de main en main dans la salle, nous en publierons quelques pages sur ce site prochainement.

Il a été rappelé que François Vivier avait donné son accord pour que les plans soient rendus publics, afin de garantir un des objectifs essentiels de notre projet: que D21 soit le premier canot d’une longue série, que d’autres unités puissent être construites par tous ceux qui le souhaitent (chantiers professionnels, municipalités, associations, particuliers…).

Une fois les plans définitifs livrés, et la première commande de bois emmagasinée, le travail de charpente commencera dans le hangar de Treizour. Objectif: réaliser la structure axiale (quille, étrave, étambot) et transversale (membrures) pour la présenter à Temps Fête du 15 au 20 juillet sur le port du Rosmeur, dans le cadre des animations que nous réaliserons pour les fêtes maritimes.

Ensuite la charpente reviendra au hangar de Treizour pour la suite des travaux, avec un objectif de mise à l’eau fixé au 15 septembre 2021.

Mais avant tout, et cela commence maintenant, il faut terminer les travaux sur nos trois yoles afin de libérer le hangar pour le travail de charpente sur D21.

photo: Serge Hilbert

Cadre de travail

Les bases du cadre de travail pour les prochains mois ont été posées, en précisant bien que celles-ci seront probablement amenées à être ajustées au fur et à mesure, en fonction de la réalité du terrain et du bon sens collectif.

Le chantier va s’organiser autour de plusieurs pôles:

  • Charpente
  • Voilerie
  • Recherche de financements
  • Communication (interne et externe)

Chacun pourra participer dans le domaine qu’il souhaite, en fonction de ses compétences et de ses envies.

Le projet a besoin de ses quatre jambes pour avancer, et elles doivent fonctionner de concert. Il a donc été fortement conseillé à chacun de s’investir dans au moins deux de ces pôles.

En ce qui concerne la charpente, le travail sera encadré par deux charpentiers professionnels et se déroulera sur trois journées de travail hebdomadaires (vendredi, samedi, dimanche), avec quelques semaines continues cet été. Des binômes seront mis en place pour permettre aux plus aguerris d’accompagner les novices.

Nos amis et voisins de Skellig étaient présents à la réunion. Ils nous ont longuement fait part de leur expérience (10 ans de chantier !), des nombreux écueils à éviter pour mener à bien en tel projet, et aussi de la joie que procure une telle aventure collective. Nul doute que leur soutien et leurs conseils (en plus des machines qu’ils mettent à notre disposition) nous seront d’une grande utilité dans les mois qui viennent.

Des voiles cousues main

Enfin, un nouveau partenaire s’est fait connaître lors de cette réunion: la toute jeune association Aiguilles sous Roche, créée à Douarnenez dans le but de récolter et transmettre les savoirs et pratiques traditionnels en matière de voilerie, sellerie et matelotage.

Leur proposition est de réaliser les voiles à l’ancienne, c’est à dire cousues à la main. Cela donnera lieu à des ateliers de formation, des ateliers de production, ainsi que des animations publiques (et pourquoi pas lors de Temps Fête?).

Plus de détails très prochainement sur ces pages…

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Le CA de Treizour approuve le projet à l’unanimité

Dès le lendemain de la présentation du projet de canot D21, la presse s’en faisait écho et les appels des autres associations désireuses de s’associer au projet commençaient d’affluer. Notre équipe s’est consacrée à affiner le projet, le budget et le calendrier, et à évaluer les compétences auxquelles on pourrait faire appel. C’est ainsi qu’un projet dûment structuré (même si il est appelé à être affiné dans les temps qui viennent) a pu être présenté au long d’un long et passionnant Conseil d’Administration. Les administrateurs de Treizour ont approuvé le projet à l’unanimité. C’est parti !