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Chantier

Du « lipig » à l’ocre et au cachou pour les voiles d’An Eostig…

La recette pour le tannage des voiles anciennes:

On remplit d’eau de mer, une grande marmite que l’on porte à ébullition, avec un apport supplémentaire de gros sel pour bien fixer la couleur. On ajoute le cachou (écorce d’acacia) qui apporte le tanin nécessaire à la protection des voiles et de la poudre d’ocre naturel, pour la couleur. Un peu de saindoux pour aider à l’imperméabilité; et même, parfois, une variante avec de la cire d’abeille, pour l’odeur et le fun…

Première opération: faire tremper les voiles…Et les remonter pour les étaler sur les estacades. Vu le poids des voiles d’An Eostig, le recrutement des forces vives de Treizour avait été nécessaire, ce jour-là…

Il ne reste qu’à couvrir la voila du fameux lipig et à le faire pénétrer dans la toile avec des balais-brosses.

Ne jamais arrêter de touiller, sinon l’ocre reste au fond et durcit

Quand les voiles ont bien été brossées, la tentation est toujours forte de plonger dans le fond de la marmite, de vieilles vareuses, ou des t-shirts pour leur donner une deuxième jeunesse.

Une fois que le lipig a bien couvert toute la surface, on roule les voiles dans une bâche. Au bout de quelques jours, on les étale à nouveau pour essayer d’homogénéiser la couleur à coup de balais-brosses.

Direction la mer pour rincer abondamment: encore plus lourde, la voile mouillée et tannée.

Il se dit que quand il a fallu mettre les voiles à sécher sous la structure qui a servi à la restauration d’An Eostig, il ne restait que Marcos et Choco pour cette délicate manœuvre… Merci à eux !

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Navigation

An Eostig navigue !

Le 14 septembre 2023, il avait été dit : An Eostig naviguera ! Et le mardi 20 février 2024, An Eostig a fait sa sortie inaugurale avec l’équipe technique du musée, comme équipage et quelques treizouriens…

Laurent Perhérin à la manœuvre sur une prame pour passer le môle du Birou et pour analyser le comportement de la chaloupe sous voiles.

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Événement

An Eostig, toute une histoire …

Dix ans après la construction du Telenn-Mor par l’association Treizour, une autre authentique chaloupe sardinière bretonne a été mise à l’eau en 1993. Comme Telenn mor, elle fut conçue par l’architecte naval Jean-Pierre Philippe et construite dans le cadre du concours « Patrimoine des côtes et fleuves de France », patronné par le magazine Chasse-marée. Elle a pris le nom de An Eostig (« le rossignol » en breton), comme l’anse de Pors An Eostig, dans la ria de Pouldavid.

Les premières navigations ont laissé le souvenir d’un bateau difficile d’accès. C’est pourquoi, la chaloupe est restée près de 30 ans, sans naviguer, amarrée au ponton du musée. En 2019, sortie d’eau pour l’entretien annuel du bateau, il semble qu’il faille intervenir sur les œuvres mortes, après l’intervention sur les œuvres vives effectuées l’année précédente. Le bateau ne pouvant être remis à l’eau, la décision est prise d’effectuer une restauration complète. On constate, alors, une attaque généralisée de champignons des bois neufs et anciens.

Le public est invité à suivre le chantier, simples passants, groupes scolaires, visiteurs du Port-musée, visiteurs de l’office du tourisme, chacun peut découvrir les particularités de la construction navale et échanger avec les charpentiers. Les travaux sont réalisés pour rendre de la navigabilité au navire; ce choix permet de reprendre les navigations, comme celles réalisées en 1993 avec Treizour et le centre nautique.

Extrait de l’allocution de Jocelyne Poitevin, maire, lors de la mise à l’eau officielle, le 14 septembre 2023 :« Je souhaite saluer le travail des agents du Port-musée. Grâce à eux, ce bateau, qui était bien malade, a aujourd’hui fière allure. Le Port-musée a un savoir-faire qu’il faut s’approprier. C’est une structure vivante, qui bouge et redonne vie à des navires. An Eostig naviguera et représentera la ville de Douarnenez, lors des fêtes maritimes 2024. Merci également aux associations qui l’anime.»

Et, l’association qui l’anime, c’est Treizour ! Extrait de la convention entre la ville de Douarnenez et Treizour:

« L’association Treizour, amis du port-musée, se propose de fournir les équipiers nécessaires à la navigation: La chaloupe étant un bateau municipal, la formation de l’équipage sera assurée par du personnel communal. Treizour apportera son soutien logistique et son savoir-faire pour la pose du lest à l’intérieur de la chaloupe et le tannage des voiles.»

Et donc, samedi 27 février, nous avons envahi le pont du Nizwa (boutre de la mer d’Oman) dont Jocelyn, le propriétaire, a offert les 2 tonnes de lest de son bateau pour lester An Eostig qui n’avait pas été lestée, à l’origine…

Laurent P. nous avait prévenu : bottes et gants de rigueur l’avertissement n’était pas inutile… Peut-être plusieurs dizaines (on n’a pas compté) de sacs, à moitié crevés et baignant dans une eau noirâtre. Au gré de ses choix, chacun a opté pour une des issues qui semblaient accéder à la cale.

A droite de la photo, un accès pour « petits modèles », car elles se sont aperçues que pour remonter, il fallait choisir entre l’épaule et le sac…d’où le travail d’équipe !

Le « modus operandi » choisi par Laurent était de transborder les sacs sur un ponton installé à couple du Nizwa et d’amener le tout à couple d’An Eostig

Le nombre et l’efficacité des treizouriens ont permis à la phase suivante de se réaliser dans la foulée, à la grande satisfaction de Laurent: transborder tous les sacs du ponton, sur le pont d’An Eostig

Il restait à doubler les anciens sacs percés par des sacs neufs et de ficeler le tout, avec du bout de récup’…

Après coup, nous avons évalué que chaque sac a dû être manipulé une bonne dizaine de fois. Soit un total de 20 tonnes passées dans des bras treizouriens…

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Événement

On a fait le Faou…

Comme chaque année depuis 3 ans, la yole Volonté a participé à la fête « Le temps d’une marée » dans la rivière du Faou. L’année dernière, Bernard Ficatier. avait titré « une histoire de Faou », j’ai tenu à prolonger sa déclinaison sur le même thème…

Récit de Pierre-Yves

Samedi 19 août nous quittons Douarnenez de bonne heure pour mettre VOLONTE à l’eau au port du Tinduff à Plougastel- Daoulas. Nous y retrouvons Didier Cariou et son doris.

Après un bord avec 2 ris dans le taille-vent et 1 ris dans la misaine pour dépasser la pointe du Bindy, nous pique-niquons à l’abri du « sillon des anglais » à Landévennec. Deux « Ilur » ont la même idée; petit rassemblement déjà bien sympa.

« Le Sillon des Anglais à l’Ouest de Landévennec, sur la rive de l’Aulne est une flèche géologique! Après une période glaciaire, la terre s’est transformée en boue, et de l’argile, des graviers, des matériaux issus de l’ère Quaternaire ont « déboulé » et se sont retrouvés sur la rive de l’Aulne. Le niveau de la mer est remonté. Les marées ont charrié les matériaux en emportant les particules fines dans le courant laissant sur place les galets… »

L’après-midi nous décidons de remonter la rivière de l’hôpital-Camfrout. La marée basse nous arrête à la cale de Kerascoet. Même si le retour est fatiguant à l’aviron contre le vent et le courant, c’est un clin d’œil à cette cale aujourd’hui endormie mais qui fut un des ports les plus importants de la rade pour les sloops coquilliers que nous retrouverons le soir au Faou.

 A 17h, après quelques bords devant Landévennec avec les bateaux en direction du Faou, nous faisons route dans le chenal vers le port, la fête et le public. Nous nous amarrons au quai avec les commentaires de Michel Philippe !

C’est une fête vraiment très sympa de part son organisation au top, sa taille raisonnable et le site. Le soir, sur le quai, nous partageons avec l’équipage complété par Didier, Yvon, Babeth et Henri, un excellent kig ha farz de la mer !!! Je recommande vivement.

Départ le dimanche matin à 9h, nous faisons route vers le Tinduff avec les étapes apéritives et déjeunatoires à Landévennec et à nouveau au « Sillon des Anglais »

Et il est déjà temps de sortir la yole de l’eau…

Avant de rentrer à Douarnenez, une pause à la buvette du vide-grenier organisé dimanche par l’association « Marie-Claudine » nous donne plein d’infos sur la chaloupe de Plougastel et son gréement 18ème.
Au 18ème la vergue était apiquée vers l’arrière et la voile d’avant fait penser à… notre tape-cul

Merci à l’équipage (Claude, Géraldine, Pauline, Olivier, Jean-Bernard, Sonia, Marylène, Laure, Yvon), à Claude (io) pour la logistique et bien sûr aux bénévoles sans qui tout ça n’existerait pas.

Nous serons à nouveau au Tinduff le samedi 16 septembre pour « Fest ar Mor » organisée par Diwan Plougastel. Que diriez-vous de venir avec nous ?

Pierre-Yves Le Gall

NDLR

Peut-être une occasion pour Joséphine de mettre en pratique les « formations croisière » pour venir nous rejoindre…

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Nicolas et Joséphine sont en rade…

Comme prévu, Joséphine est partie en croisière avec des équipages capables d’assumer la vie relativement spartiate à bord… Cf: l’article de Maud sur les premières navigations dans le bulletin N° 60…

« …La vie à bord demeure très spartiate (cabanage sous les tauds, cuisine au réchaud, couchage à même le plancher, stockage des affaires sur le pont, aisances naturelles par dessus bord, promiscuité de chaque instant, etc) mais avec un peu d’organisation et de familiarité avec ses co-équipier.è.s , elle est extrêmement dépaysante et plaisante !… »

Récit de Nicolas

Objectif: aller faire une croisière en rade de Brest. 

L’équipage s’active à bord pour habiller Joséphine de sa nouvelle garde-robe: les nouvelles voiles fabriquées par Simon et le foc que Julie a cousu au salon de Munich propulsent notre embarcation vers le cap de la chèvre. 

L’équipage: ma famille et celle de mon frère Olivier, grand maître fumeur de poisson pour Treizour. Donc 4 adultes et 4 enfants. On devrait se tenir au chaud pour la nuit.

Nous avons commencé par retrouver Maud sur Thérèse à Camaret après un record de 6h30 de Douarnenez à Camaret en passant au travers des tas de pois. 5 nds de moyenne. Joséphine est impressionnante. Le lendemain la rade de Brest nous ouvre ses portes. Roscanvel, le Fret, le sillon des anglais, le Tinduff et L’Auberlac’h. Des mouillages magnifiques qui malgré une pluie quotidienne nous ont apporté beaucoup de plaisir.

On retient de cette croisière un passage du goulet en mode rase-cailloux contre le courant, un orage dantesque et une pluie diluvienne après l’ile longue, des sacs de couchage presque secs…

5kgs de cèpes dans les bois de Landévennec…

Et les sourires des enfants trempés malgré les cirés Cotten et sautant avec Joséphine dans 1m de clapot et 25nds de vent au près serré. Une arrivée dans le sillon de L’Auberlac’h demandant une belle énergie… 

Joséphine est donc pour l’instant en rade de Brest derrière le sillon de L’Auberlac’h. Je suis en train de définir un programme de navigation. Si vous souhaitez naviguer en rade de Brest n’hésitez pas à me contacter.

Nicolas (Choco)…

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Événement

C’est l’été !

Avant l’été, les bénévoles de Treizour Amis du Port-musée bossent sur les bateaux du musée à flot…

Au lunch, Laurent à la billig

Les animations sur les estacades: godille et pop pop

Et le logo de Treizour qui figurera sur nos nouvelles vareuses

Quelques navigations…

A l’initiative de Henri, Telenn et Joséphine naviguent de conserve…
La yole de Ness Morvran dans le port du Rosmeur
Volonté rentre au port du Tinduff
Sur Joséphine, on cabanne pour la nuit…
Telenn et Thérèse en régate
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Chantier Événement Navigation Treizour

En été, Treizour autrement…

Avant l’été, Treizour Amis du Port-musée bosse…

Au lunch, Laurent à la billig…

Puis reprise des animations de l’été sur les estacades: godille et pop pop

Quelques navigations…

La yole de Ness Morvran dans le port du Rosmeur
A l’initiative de Henri, Telenn et Joséphine naviguent de conserve…
Volonté au Tinduff
Cabannage de Joséphine…
Thérèse et Telenn mor, en régate…
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Croisière Aventure Joséphine

« Récit exquis », de Maud, Julie, Cécile et Benjamin écrit le 31 mai 2023 à 20h02, au Chamouette à Tréboul, en débarquant…

Le lundi 29 mai, départ de la place au ponton de Michel Philippe, chargement fluide, départ sous voiles moins fluide, de nombreux moteurs et après ce départ folklorique, on part à l’aventure avec une destination hors baie. Le vent ne cesse de monter jusqu’à qu’on décide d’allumer la VHF annonçant un BMS (Bulletin Météorologique Spécial) : avis de grand frais force 7, qui nous pousse à faire demi-tour, misaine seule (tous ris pris) !

Après quelques débats, le retour en baie s’impose. Mais où s’abriter : Morgat ? Douarnenez ? L’ile de l’Aber ? Après quelques menus calculs de vents, de miles, de marée et de jours ; retour chez Michel Philippe ? et non ! Au ponton visiteurs de… Douarnenez !! Déçu.e.s, sensation de tourner en rond ? 10h30 plus tard, chacun.e dans son lit ; demain, l’air de rien, on repart pour de nouvelles aventures. A quoi s’attendre ?

On fait un beau départ du quai, on relève le casier…vide, et on s’avance vers le nord-ouest. On s’approche de l’autre côté de la baie, là où les falaises renferment d’incroyables grottes, jusqu’à élire un lieu paradisiaque pour déguster notre pique-nique : Les Caraïbes. Si chouette parenthèse entre visite des grottes, baignade et au calme du vent qui nous étonne.

On repart pour un mouillage sous le vent de l’ile de l’Aber sensé nous abriter. Trop de vent, on repart pour un nouveau mouillage plus sûr, entre Morgat et Trébéron. 22heures,  l’annexe et Maud déposent la dormeuse terrienne sur la plage. Dormir dans un champ d’herbes hautes en tente, pendant que les autres se bercent des flots : chacun.e ses préférences ! Le vent nous réunit au matin, même heure, même endroit ; bacon, œufs, oranges, pain maison, beurre, confiture

Morgat en vue, on y fonce en ligne droite – trop droit car on ne passe pas entre la bouée et la petite annexe…petite relance et Cécile nous amène parfaitement à quai pour débarquer Julie. Après avoir perdu une super équipière-cheffe de bord-navigatrice  (selon jour et rôle tournants), nous repartons au près pour nous faufiler entre les rochers des Verres. Cap sur le Coulinec où l’on récupère notre casier posé lundi sur une belle manœuvre  à la cape négociée au jugé…Un  tourteau et quelques étrilles, puis on repose le casier et on repart.

Route port par le Guet ! Arrivée tranquille, accueillies par Julie. Rangement, débarrassage, enlever et remettre le mât pour rendre le réflecteur radar : pas si compliqué. Et hop, Chamouette : « cadavre exquis » et au lit !

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Volonté dans le Golfe

Le récit de Pierre-Yves

Partis de Douarnenez le matin, nous sommes arrivés le samedi 13 mai et après la mise à l’eau et un échauffement pour rejoindre le mouillage à port Anna, nous avons navigué les 7 jours suivants ! 20 équipiers ont participé aux navigations

Dimanche 14 mai nous avons navigué vers Vannes avec la yole belge Zenneke.

Le lendemain direction l’entrée du Golfe et Port-Navalo pour la petite parade.

Mardi nous avons rejoint l’ile d’Arz pour le pique-nique avec toutes les flottilles.

Mercredi après-midi nous avons vécu un départ homérique du Logeo ; 1 heure à la voile et aux avirons pour ne pas reculer, une portière et 2 avirons cassés … et réparés pour 23h30 le soir même par nos yoleurs – bricoleurs 

Jeudi et vendredi place aux épreuves proposées à la quinzaine de yoles de Bantry (mille à l’aviron, régate, slalom sans safran …) VOLONTE remporte le classement général 🥇 talonnée par la yole Jem’Var de Toulon.

Enfin nous participons le samedi à une 1/2 grande parade. En effet l’organisation a décidé de faire partir les yoles de l’Île aux Moines et non de Port-Navalo. Cette grande parade est moins spectaculaire que celle de 2019 ; nous nous rattraperons dans 2 ans. Le soir nous retrouvons Joséphine et son équipage à port Anna

Un site exceptionnel et un super équipage : c’était génial !

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Joséphine en route pour le Golfe

Le récit de marie : Douarnenez – Doëlan

Départ le samedi 1er mai. Un peu de vent (inespéré!) et aussi du soleil (inespéré lui aussi!)…

Les grottes de la côte sud de la presqu’île de Crozon toujours aussi magnifiques, et Choco qui pêche dans le Trouz Yar…

Passage du Trouz Yar * sans brume, ou presque (ouf!)

* Pour les néophytes: La passe du Trouz Yar est ce gros paquet de cailloux qui montre toujours quatre sommets hors de l’eau, à mi-distance de la Pointe du Raz et du phare de la Vieille et où seuls les marins aguerris osent se risquer.

Vie à bord : application des leçons de nav’ au clair de lune…et tambouille…

Borloked…!!!

Oui oui, Joséphine va bien! Nous avons eu à peu près toutes les météos possibles pour finalement arriver à Doëlan lundi après-midi et passer le relais à Henri et son équipage!…

Arrivée à Doëlan, comment un si petit bateau peut-il contenir autant de choses et comment peut-on en étaler autant sur le quai !?…

Marie

Le récit de Henri : Doëlan – Port-Louis

Dilo et moi avons retrouvé Joséphine à quai à Doëlan le lundi soir. L’équipage sortant était sur le quai avec tout son barda, et après quelques échanges chaleureux et instructifs, il est rentré à Douarn dans le fourgon qui nous avait emmenés.

Le mardi, tentative vers l’Ile de Groix : beau temps, vent faible de Sud Est, pile dans le nez ! à 17h, après plusieurs virements de bord – gambeyages, parcouru quelques milles et péché 2 maquereaux, nous abandonnons Groix et faisons demi tour vers Doëlan. Le vent nous abandonnera en fin de journée et c’est à la godille que nous attendrons le port vers 23h 

Joséphine, avec son taud tout neuf, dans le port de Doëlan(les 2 bouées rouges sur la photo sont pour les visiteurs, Joséphine est amarrée à la troisième).

Mercredi, vent encore de SE, mais 16-20 nœuds. Nous restons visiter Doëla rive gauche et droite. Antoine nous rejoindra dans l’après-midi.

Jeudi, vent de SSW 15-20 n : c’est mieux, au près toujours, mais presque sur un bord. Premier départ à 9h, mais nous n’arrivons pas à atteindre la bouée d’entrée du port ! Retour au corps mort, Nous repartirons à 10h, remorqué par un plaisancier compréhensif. Ouf ! Un grand bord de près musclé (avec un équipage de 3, mieux vaut éviter de se retrouver à 2 sous le vent pour étarquer une drisse ou border une écoute …) et nous atteindrons Port Tudy à Groix salué par de violentes rafales sous Changement d’ambiance dans le port, mais bonne nuit encore sous le nouveau taud. Nous avons retrouvé l’équipe d’Alternav que nous avions rencontré le WE précédent à Lampaul Plouarzel  (université de la godille)

Vendredi, vent SSW 15-20n : c’est vent arrière sous misaine seule que nous nous glisserons entre les cargos au mouillage, passerons le chenal d’entrée de Lorient et la citadelle,  pour s’amarrer à un catway dans Port Louis, réservé aux bateaux de plus de 13m, oups !!! on se déplacera après le déjeuner …

Retour vers Douarn en bateau-bus – bus – train – car.

Dimanche, Paulo et son équipage doivent prendre en main Joséphine pour l’emmener à Belle Ile …

Henri

Le récit de Paulo : Port-Louis – La Trinité-sur-mer

Nous souhaitions faire suite au récit de la croisière d’Henri et de son équipage sur Joséphine.
Nous avons donc récupéré le canot à Port-Louis. Après une sortie du chenal de Lorient aux avirons, le vent s’est mis à souffler du Nord-Ouest de façon progressive atteignant parfois force 3. Nos voiles ouvertes aux vents portant, nous dégustions à présent les gros bouillons de soleil du grand Sud — cap sur Belle-Île-en-Mer et son micro-climat. Après 25 miles de bonheur, nous arrivons au Port de Sauzon avec la montante et sous un soleil toujours radieux. Joséphine y passera la nuit, altière au milieu des croiseurs en plastiques et des équipages en dérades. Un bain de mer et nous voilà sur les « ribins » insulaires, guidés par un ami du cru. La suite appartient aux bon souvenir de l’équipage.

Le lendemain, le soleil à disparu, mais le vent souffle avantageusement du Sud-Ouest. Il nous emmènera jusqu’à la Trinité-Sur-Mer. Le passage de la Teignouse nous obligeait à passer à la renverse de flot établi à 13h. Bien que tenté de shunter le chenal principal, nous suivîmes le balisage — sans encombre.

Ayant raté notre prise de coffre dans la rivière du Crac’h, une vedette de la capitainerie nous remorqua gentiment à notre bouée. La leçon : ne jamais hésiter à solliciter de l’assistance —canal 9 ou prière au Dieu Yamaha pour lever la brise diesel.

Sur toute la route, la popularité du bateau et la ferveur des navigants à son endroit renouvellent notre plaisir et notre engagement à condition que de faire fi des photos intempestives prises à notre insu.


Etre adhérent de Treizour, c’est avoir l’opportunité de goûter à ce mode de navigation. Nous n’avons néanmoins pas dormi à bord. Mais nous arrangerons ça rapidement, j’en suis sûr — en baie, en rade, ailleurs…

S’agissant des doutes exprimés par Léna, les appréhensions naturelles relatives à ce mode de navigation peuvent nourrir un surcroît de sécurité et soutenir davantage l’attention portée à l’évolution du vent des courants etc. Ce qui est sûr c’est qu’elles ne doivent pas empêcher les amateurs éclairés comme nous d’appareiller. Sous la houlette de LA Pencalet, pas de pudeur de quartier-maitre!

Bref on a eu du goût et on souhaite ça à tous ceux qu’une telle pratique peut motiver!

Sacs à terre…

Paulo, Ghiom et Oscar.