






Ce sont les premiers mots de Gaëlle de la SRD, le mardi 5 août, quand je lui annonce que Treizour ne pourra pas participer, cette année à la Penn Sardin Series du 10 août

« Quel dommage, Claude, car vos bateaux ont toujours beaucoup de succès, et ça fait de belles photos… »
« Ouais, Gaëlle, mais, cette année, Telenn est sur la cale de carénage pour inspection, Joséphine est en vadrouille avec Maud et le Carrousail, pas sûr que la restauration d’An Alarc’h sera finie pour dimanche, et nous n’avons pas de chef de bord pour notre yole de Bantry « Volonté »…
Du coup je raccroche car: à l’impossible nul n’est tenu. Mais, je ne sais pourquoi, je la rappelle 5 minutes plus tard…
« Ecoute Gaëlle, on est mardi, il reste 5 jours, on raconte des histoires de bouteille à la mer, je vais essayer. Peut-être qu’on peut sortir seulement à l’aviron pour que vous ayez au moins un joli bateau de patrimoine sur le plan d’eau… »
Et j’envoie un mail à tous les adhérents de Treizour qui commence par ces mots : « Je viens de recevoir un message de la SRD qui se désole qu’aucun des bateaux de la plus belle association nautique de Douarnenez ne participe à la prochaine Penn Sardin Series de dimanche… » Ok, ce ne sont pas tout à fait les mots de Gaëlle, mais j’ai interprété leur esprit…
La première adhérente à trouver « la bouteille » fut Marilyn, suivi de Didier qui m’offaient leurs bras… Un coup de fil de Jean-Claude qui dit qu’il va émettre un framadate: nous voilà 4 ! C’est bon, je vais pouvoir dire à Gaëlle que j’ai essayé, mais on ne sort pas la yole à 4 ! Ouf, pour un mot imprudent à Gaëlle, j’ai cru que j’allais devoir organiser cette sortie… Une sortie de yole organisée par Claudio, franchement, on va où, là…!!!
Et puis, jeudi vers 17h, comme après chaque animation de godille sur les estacades du musée, on va se boire un coup au Tribord; ce jour-là, il y avait Marilyn et Jean-Bernard, et j’avais invité Amandine B. que je n’avais pas vue depuis quelques jours, à nous rejoindre. Je raconte mon idée stupide de sortir dimanche à l’aviron avec la yole en précisant qu’on ne va pas pouvoir le faire, car nous ne sommes que 4 ! Mais non, tu n’as pas dû regarder le framadate dit Jean-Bernard, nous sommes 7, en plus Isabelle s’est inscrite et je vais demander à Françoise de venir aussi: ça fera 8… Ah, dit Amandine: si vous cherchez des équipiers, moi j’ai la famille de Sophie et Marco de Lyon qui est là, ils sont 5… Ben voilà, on en est à 13, c’est malin, merci les copains !!! je fais quoi, moi, maintenant ?? C’était juste un joke…
« Allo Gaëlle, ben tout compte fait, on va sortir avec Volonté, même Isabelle sera là. Elle va rentrer plus tôt de son week-end, mais laissera Marilyn être cheffe de bord. Du fait de l’équipage peu expérimenté nous ne participerons pas à ta régate, mais Treizour sera sur l’eau… »


« C’est trop bien, Claude ! vous êtes mes invités, je peux même te donner un drapeau de la SRD… »
Ben, c’est ainsi que le dimanche à 13h30, nous nous sommes retrouvés, à 13, à embarquer sur Volonté au ponton de Tréboul… Et puis, au moment du « 4heures », Gaëtan a dit: on pourrait pas se baigner ? Ben si ! qu’on a dit…

Une minute après, il était dans l’eau, suivi par Marco et Didier… Quant à Théo, comme vous pouvez le voir sur la première photo, il avait choisi les airs avant de goûter au bonheur de se retrouver dans l’eau de la baie de Douarnenez… A entendre la satisfaction de tous, ça n’était pas si con comme idée… Ah, cette asso de Treizour, quand même !!!

Je laisserai le dernier mot à Gaëlle qui m’a envoyé cette « super » photo, prise depuis le Rheun. Je suppose qu’elle a voulu photographier son drapeau, ou pas…
« Top ! Merci Claudio ! Et vive Treizour ! »

Et maintenant: cap à Tribord toute !!

Article Ouest-France publié le 30/07/2025
Situé sur les quais du port Rhu à Douarnenez, le Port-musée est le plus maritime des musées de France. En plus de sa collection permanente (280 bateaux et des milliers d’objets des mondes maritimes), des bateaux de son musée à flot et des expositions temporaires.
Durant tout l’été, le Port-musée de Douarnenez (Finistère)propose de nombreuses animations. Deux fois par semaine, les savoirs marins sont mis à l’honneur, avec d’anciens pêcheurs bénévoles et l’association des amis du musée, Treizour. Un moment de découverte et de partage qui captive petits et grands. Techniques de navigation à la rame, de nœuds et de réparation de filets sont expliquées, et les récits d’anciens marins racontés…

Les animations débutent devant le musée, sur la place de l’Enfer, où une ancienne chaloupe d’un langoustier mauritanien est en restauration. C’est l’un des derniers témoins de cette pêche pratiquée de 1900 à 1960. Trois charpentiers de marine et un peintre lui refont une beauté, « comme une œuvre d’art », commente Félix Champion, charpentier : « on garde le plus possible les pièces d’origine ».

Pour lui redonner vie, d’anciens marins bénévoles viennent conter leurs récits à bord des langoustiers : « C’était un métier sportif, dangereux par moments », explique Robert Olier.
Pour imager leurs paroles, Jacques Nouy est souvent accompagné d’un classeur de photos de ses navigations. « L’ancien de la verte », anime aussi, avec trois autres anciens pêcheurs, une activité de découverte des savoirs marins, comme les nœuds et le ramendage de filets.


Pendant tout l’été, ils sont accompagnés par l’association Treizour, qui initie les visiteurs à la godille. Cette pratique traditionnelle de rame permet d’avancer, une fois que l’on parvient à maîtriser l’habile mouvement en huit.

L’association propose aussi une animation de bateaux Pop Pop : « On installe un bassin avec de petits bateaux qui avancent à la bougie », détaille Claude.

Exposition sur les tempêtes (accès libre), visites guidées autour de l’histoire de la pêche et des conserveries à Douarnenez ou des photographies de Michel Thersiquel, contes « Aventures en mer » et ateliers de découverte du plancton sont aussi à découvrir.
Pratique : toutes les animations sont comprises dans le prix des billets. Programme complet, jours et horaires des animations en cliquant ici.
Chloé GOUPIL.
Certains ont remarqué cet article paru dans l’Ouest-France le 20 juillet dernier. En effet, notre présidente d’honneur est une artiste qui peint depuis très longtemps. Elle expose rarement, mais cette année on lui a proposé une exposition à Plonéis. Voici le texte de l’article qu’Ouest-France lui a consacré. Les photos sont ma propre sélection… Claude (io)




Joëlle Le Joncour présente dans le hall de l’Ulamir « Couleurs salées », à Plonéis (Finistère). Une trentaine de tableaux qui représente la force des vagues et la beauté des paysages de la baie de Douarnenez.
Longtemps présidente de l’association Treizour, partenaire privilégiée des fêtes maritimes de Douarnenez, passionnée de navigation depuis ses 18 ans, Joëlle Le Joncour aime peindre les voiles et les vieux gréements.









Native de Douarnenez (Finistère), cette ancienne secrétaire de direction du Port-Musée a commencé à peindre à l’adolescence. « Je n’ai vraiment développé mon art qu’à l’âge de la retraite, il y a 20 ans, alors que je venais d’apprendre que j’étais atteinte de la maladie de Parkinson. La peinture m’a permis de composer avec la maladie et de la tenir en respect », confie l’artiste dont les sujets, toujours très colorés, s’inspirent des paysages maritimes, plages et falaises, de la baie de Douarnenez.




Ses tableaux exécutés à l’acrylique font honneur à la force des vagues, aux tempêtes. « Quand je suis en colère, je peins les éléments déchaînés. C’est pour moi un exutoire »,assure-t-elle. – Ouest-France


Ce dimanche à 14h, après un recrutement un peu laborieux, nous voilà tous à bord et une fois installés, Claude fait une revue d’effectif. Il y a Marilyn, de loin la plus confirmée. Virginia, Françoise, Elyane, Claudio et Jean-Christophe qui ont une « certaine » pratique. Pour Céline et Didier, c’est une découverte. Quant à Béatrice, elle connaît tout de la navigation à la voile, mais découvre aussi la yole.
Précaution liminaire avant d’aller plus loin dans ce récit: vu le grand âge du rédacteur, les prénoms ne correspondent pas toujours aux actions qui leur sont attribuées, mais tous les faits relatés, eux, sont authentiques… En gros caractères noirs, les ordres de Claude et en italiques, les questions « avisées » des équipiers…
Donc, après les présentations d’usage, Claude se lance dans les consignes de base:
« Il faut savoir que sur tous les bateaux il n’y a ni droite ni gauche, il y a tribord et bâbord…ok ?? » On est tous ok, bien sûr: il nous prend pour des débiles ! « En revanche, sur une yole de Bantry, on ne parle pas à l’équipage, on parle aux avirons « . Par exemple, quand je vais dire: « bâbord, armez !, ça signifiera que les équipiers assis à bâbord ne bougeront pas mais que ceux assis à tribord devront se pencher pour saisir l’aviron situé à bâbord. Houla, ça se complique… Après, on a eu droit à: » avant partout » pour avancer, « scier » pour reculer, « lève-rame » pour arrêter tout mouvement, « pelles dans l’eau » pour freiner et puis « laisser courir » pour…. Houlala, ça c’est une autre histoire…
Ben, nous voilà partis. Après quelques 2, 2, 2 bien appuyés, Claude a dit :« Cadence du chef de nage »; Claudio, chef de nage, on aura tout vu…
Mais avant de dépasser le môle, 1er arrêt pour essayer le « laisser courir », en situation : « Françoise, est ce que tu pourras faire un nœud sur la bouée ? »Elle est où la bouée ?
« Tu vas voir, c’est la grosse boule blanche qui flotte devant nous, tu passes un bout dans un trou pour nous amarrer » Ben, on a réussi le fameux « laisser courir », elle a trouvé la boule et le bout et de quoi nous amarrer : succès total ! Après un rapide briefing, direction la haute mer. Les Alphajets de la patrouille de France nous survolent pour nous féliciter…, enfin, je crois…
Une fois que Claude a estimé que nous étions assez éloignés des cailloux de l’île Tristan, nous avons rangé les avirons pour hisser les voiles.. Marilyn, positionnée au mat de misaine a réclamé son Cotten avant d’être trempée jusqu’aux os… Il a fallu qu’elle se débrouille avec « On hisse la misaine : bâbord amures ! ». Avec elle, il y avait Béatrice, Françoise et Virginia, il a fallu un peu de temps, mais elles ont réussi… Par chance, Claude avait établi le tapecul ce qui nous a permis de ne pas trop se rapprocher de la côte.

En revanche, pour le taillevent, c’est devenu très vite trop compliqué… « Est-ce que quelqu’un pourrait barrer ? » Béatrice, en levant le doigt, a sauvé la situation ce qui a permis à Claude de s’occuper du taillevent. « On hisse le taillevent ! Attrape la drisse, non, ça c’est l’écoute… et toi tiens le guindant… » C’est quoi le guindant ? Et là, on a basculé dans l’irrationnel, et on y est resté quelque temps… Du coup, je vais me contenter de résumer avec les ordres de Claude !

Le vent s’était levé et il y avait du clapot. « On affale la misaine ! Est-ce que quelqu’un peut aller aider Marilyn ! Jean-Christophe et Françoise se précipitent… « Non non, on ne gambeye pas, on affale, on affale pour prendre un ris… » C’est quoi un ris ?« Par rapport au vent, nous sommes surtoilés, donc il faut diminuer la surface de la voile.» Du coup, Virginia essaie d’expliquer à Céline le nœud de ris gansé et Didier regarde… « Bon, on rehisse la misaine, ok, c’est bon, on va empanner ! »
C’est quand qu’on rentre ? a demandé Claudio « C’est après le 4heures ! »

Donc, direction les Sables Blancs pour se mettre sur une bouée. Le bateau est bien réglé : Elyane est à l’écoute de taillevent sous la surveillance de Béatrice et Jean-Christophe et Céline à celle de la misaine…Tout baigne! Au fait, Claude, c’est pas un casier qu’on traîne, là ? a dit je ne sais plus qui… ça manquait à la journée !
Marilyn était à la manœuvre pour choper la bouée, Françoise avait profité de l’absence de Jean-Claude pour faire un far aux pruneaux et le cidre a bien arrosé tout ça…
Et nous voilà repartis. En arrivant vers le môle : « On affale le taillevent et on décroche le rocambeau de la vergue ! » C’est quoi le rocambeau ?« C’est le cercle en fer qui coulisse autour du mas quand on hisse les voiles et il y a un crochet qui le relie à la vergue : détache le !»
Malgré tout ça, nous sommes rentrés à la voile, pratiquement jusqu’au ponton…

Une sortie découverte, je vous dis… Merci Claude
Claude (io)
Yole Sérénité : partenariat association « les 7 bras » – TREIZOUR
Texte de Pierre-Yves Le Gall
Nouvelle année, nouveau projet ! Samedi 11 janvier, l’équipage de la yole Volonté de TREIZOUR accueillait la yole Sérénité et son équipage.

L’association « Les 7 bras » a sollicité TREIZOUR pour accueillir leur yole de Bantry. « Les 7 bras » bénéficieront ainsi du local et de l’expérience de TREIZOUR en construction et rénovation. Les travaux seront pilotés par un charpentier expérimenté déjà présent sur les chantiers précédents (Joséphine, Gondawa, Volonté …)


L’objectif est bien sûr de rénover (l’intégralité des hautes, lisse, préceinte …) et remettre à l’eau cette yole de Bantry construite à Pleyben en 2002 ; partie ensuite sur le lac du Der en Champagne pendant une douzaine d’années et revenue en 2022 au port du Tinduff à Plougastel-Daoulas.

Mais l’objectif est avant tout de réunir 2 équipes associatives et mener un projet collectif. TREIZOUR aura grand plaisir à mettre son expérience au service de l’équipe de Sérénité ; et plus tard à naviguer en rade de Brest avec les 2 yoles.

Enfin, pourquoi pas des membres de TREIZOUR comme figurants dans les prochaines représentations des « 7 bras » ? En effet il s’agit d’une troupe de théâtre maritime qui se produit, en costumes du XVIIIe siècle, sur les quais des différentes fêtes de bateaux traditionnels.

Haut les cœurs, à l’abordage !
25 janvier 2025 . Rassemblement au sommet et début du chantier/ Démontage des planchers, grattage, ponçage, « aspirateurage »…

Nous avons appris, avec tristesse, le naufrage du navire De Gallant survenu ce 21 mai et la disparition de deux membres de son équipage.
Ce navire de transport à la voile faisait partie du paysage douarneniste et beaucoup de Treizouriens et de Treizouriennes sont proches de ces personnes.

Treizour souhaite donc manifester son émoi face à cette tragédie.
Cette photo qui m’a été donnée par la capitainerie du port de Tréboul, date du 25 février 2024, et elle est la dernière image du Gallant qui quitte Douarnenez, pour toujours…

Une cagnotte de soutien aux membres de l’équipage est en ligne, vous pouvez y participer et y laisser un message :
https://www.papayoux-solidarite.com/fr/collecte/naufrage-de-gallant
Nous tenions à leur manifester tout notre soutien dans cette épreuve et nos pensées vont à leurs familles et amis.
Amitiés,
Treizour
Textes de Florence Keryell
Fin octobre, nous avons sorti Volonté de l’eau, joué des coudes avec Gondawa qui trônait au milieu du hangar et réclamé notre part de l’abri…La cohabitation d’ailleurs fut fort sympathique avec échanges de « travailleur.e.s » et déjeuners partageurs quasi gastronomiques…

Donc au programme, pour les amoureux du lexique précis, nous avions: le remplacement de la fargue et d’une partie du carreau (répondant aussi au nom de bordés supérieurs à clin), de quelques » jambettes en poireau » (beaucoup plus poétique que renforts de portières), de petits bouts de plat-bord, la rénovation des planchers, et le replacement de la queue de malet décentrée (qui serait quand même plus efficace si on la décalait de quelques centimètres…).








Comme d’habitude, il y a eu sur Volonté de grands renforts de bras pour nettoyer, gratter, démonter les » bouts de bois » cassés, sous les conseils de notre Maître Yvon. Repérage, annotation, brochetage, c’est du sérieux. .. Comme sur l’eau , le moral des troupes fut soutenu par les lichouseries du gouter (aaahh, le far de Jean-Claude…), notre moment collectif qui permet un « pti debrief » des progrès (ou non…!), et de faire plus ample connaissance avec les nouvelles et nouveaux, comme Virginia, Rose, Bastien, venus renforcer l’équipe.



Enfin, enfin, la dernière portière a été découpée, bliouz et lissage terminés, et les artistes peintres sont entrés en jeu pour la mise en beauté de la yole , rondement menée en 3 week-ends, un record. Et zou, après 5 mois de travaux, voilà Volonté à l’eau, brillante de couleurs sous le soleil, parée de mâts neufs, entourée d’une grande équipe plutôt fière d’avoir réalisé ce chantier collectif.



Et maintenant?…on navigue!