Un safran est un des éléments constitutif du gouvernail. Il s’agit de la partie immergée du dispositif qui permet d’orienter le navire. C’est un plan vertical pouvant pivoter afin de dévier le flux d’eau sous la coque.
Après quelques décennies de bons et loyaux services, le safran de Telenn mor avait décidé de prendre sa retraite, cet été pendant les fêtes maritimes. Réparations de fortune faites à ce moment là, le temps est venu de remplacer cette pièce essentielle de notre chaloupe sardinière…
Il faut commencer par enlever l’aubier et diviser chaque plateau en deux pour ne garder que le cœur exploitable. Choco, Maud et Bruno, à la manœuvre.
Maud, avec le maître d’œuvre Bernard pour reporter au plus près le gabarit sur les plateaux.
Le safran sera composé de 4 éléments assemblés
Pour ça, tout le monde s’y met...
Les couteaux et fourchettes ont pallié l’absence des tiges pour déterminer leurs emplacements; reste à tout assembler.
A Treizour, le tannage des voiles est une tradition de Noël. Cette année, pour le plaisir de tous, nous avons ajouté une séance de fumage de poisson…
Le jeudi soir, il faut découper des parts dans les filets de saumon et de lieu noir; parts qui doivent être patiemment salées, une à une, avant d’être rincées généreusement…
A la manœuvre: Amandine, Galina, Olivier, Jean-Pierre, Giloup, Talouen, Nicolas, Jean-Claude, Adrien, Axel.
Et puis vendredi le fumage : avant, pendant, après…
Ce midi-là, Treizour « grand seigneur » a offert le repas : patates et poisson fumé, point trop n’en faut...
Mais Ana a sa recette personnelle pour griller les sardines. Je préfère qu’elle vous donne elle-même les ingrédients de sa recette…
Maud et Axel ont ramené le bois pour le nouveau safran de Telenn…
Pendant ce temps-là, on tanne les voiles sur les estacades du port-musée.
Et puis d’autres se chargent de la vente des poissons, bouteilles de bière et autres bateaux pop-pop…
Samedi matin à Tréboul, Sabine et Julie…
Samedi après-midi, Jean-Yves place de l’Enfer
Samedi soir, un retardataire en manque de bateaux pop pop…
Et le dimanche, Marion et Ana ont fait des heures sup’ pour vendre le reste des parts de poisson. C’est souvent dans ce « reste » que se cache le bénéfice d’une telle opération: un grand merci à elles !
« Trop tard, trop tard, nous sommes en retard!» j’ai dit, la circulation était trop dense pour arriver à l’heure au quai où Joséphine et l’équipe nous attendaient. J’étais un peu nerveuse. «Pas de stress» a dit Claudio qui nous a accueillis gentiment à coté du parking. Et c’était comme ça: Tout était calme et sans stress: Les passagers (Rémy, Henri, Babette, Jean-Claude, Claude et moi), le bateau, la mer lisse et pas de vent. Heureusement il y avait du soleil. C’était ma première navigation sur Joséphine. Le quai était très haut en comparaison du niveau du bateau. «Comment embarquer ?» je me suis demandée. Et puis j’ai vu une toute petite échelle en fer sur le mur. Sur le quai Jean Claude m’a donné un gilet de sauvetage que j’ai mis. Après, je suis descendu prudemment, avant de prendre pied sur le bateau.
D’abord nous avons beaucoup écopé l’eau de la cale et la pompe était dure à manipuler. Tout de suite Henri et Claude ont trouvé le défaut. Assise à coté de la barre je pouvais bien observer comment les voiles avaient été hissées.
Mais il a fallu sortir les avirons car il n’y avait pas de vent. Nous sommes sortis du port à la rame et à la godille puis nous avons toujours attendu le vent. Après une heure, portés par le courant, nous sommes arrivés à hauteur de la plage des Sables Blancs de Tréboul. Mais notre espoir d’avoir une toute petite brise est tombé à l’eau…
Nous nous sommes laissés porter sur les vagues des bateaux à moteur qui sont passés. Nous avons bu un peu du thé au goût du goudron Norvège (thé fumé), mangé un biscuit et apprécié les derniers rayons du soleil. C’était l’heure de faire demi-tour. En ramant un cabillot de la dame de nage s’est cassé. Heureusement il y en avait en réserve.
Bien arrivé au port, la bouée nous attendait tranquillement où le bateau a été soigneusement amarré.
Pour terminer notre navigation nous avons bu «une gorgée pour la manœuvre» chez Jeanine.
Ce week-end nous étions de sortie avec Joséphine en Baie de Douarnenez avec à
son bord Julie, Laurence, Sarah, Maud et moi-même. Après un chargement épique
des affaires à bord grâce à une tyrolienne maison, depuis le mole, nous nous
sommes élancés avec un ris dans chaque voile que nous n’avons pas tardés à
larguer.
L’idée était d’aller mouiller à l’île de l’aber, de l’autre côté de la baie
voir si le mouillage était protégé par vent de Sud. Malheureusement nous sommes
arrivés un peu tard sur zone et nous avons choisi de plutôt nous diriger vers
le port de Morgat pour avoir un mouillage un peu plus sûr pour la nuit. Et vu
les bourrasques nocturnes, je pense que c’était une bonne idée. Cependant il
faudrait étudier le mouillage de l’île de l’Aber un peu plus sérieusement en y
allant un peu plus tôt la prochaine fois ou alors en effectuant un repérage
visuel à marée basse. Nous sommes passés entre l’Île de l’aber et l’îlot de
l’aber pour y accéder, avec une superbe vue sur le trou dans la roche. La nuit
du samedi soir nous avons cabané avec les tauds de la grande sœur Telenn
Mor.
Le retour de Morgat le dimanche a été laborieux, nous avons mis presque 2h avec les conditions de vent et de houle pour sortir du port. Et nous avons mis pas loin de 10h pour faire Morgat Douarnenez.
Par contre nous avons eu le droit à un coucher de soleil magnifique, une nuit étoilée incroyable, une navigation nocturne aux milieu des bolincheurs, un saut de dauphin ou de thon impromptu et bien évidemment des repas tous plus délicieux les uns que les autres (ce qui n’est pas sans rappeler les balades gourmandes en mer d’Iroise à bord de Telenn Mor)
On aura profité de la navigation pour lister les éléments qui peuvent être
améliorer à bord de Joséphine. En tout cas je suis bluffé de ce que vous avez
réussi à faire avec ce bateau, il est magnifique. Je vous tire mon chapeau pour
sa construction, parole de charpentier de marine. Je vous mets quelques photos
pour illustrer ce fameux périple ainsi que les traces GPS faites par Laurence.
Joséphine est de retour ! Certains l’auront peut être aperçue à sa filière, abritée par le mole du Birou où elle est amarrée depuis samedi dernier.
Embarquées dimanche 28 à Pont-Aven, Kaëlig, Mary, Léa, Lü et moi avons rapidement pris la route vers l’ouest. Marie est restée une journée, pour naviguer avec nous et nous transmettre les particularités de Joséphine, puis nous avons fait cap vers Groix. Le vent nous lâchant entre la côte et la dite île, nous ne l’atteindrons jamais et tombons « étrave à étrave » avec Pen Duick III qui nous prend en remorque jusqu’aux Glénans. Jolie rencontre croisée de l’asso d’Eric Tabarly et Treizour : on se regarde en s’admirant !
Nous poursuivons la route vers Audierne (Sainte Evette), et profitons de la toute dernière fenêtre météo en début de dépression pour passer le raz de Sein. Accueillie dans la baie par Skeaf et Grayhound ainsi que de belles rafales à plus de 25noeuds, Joséphine tire son dernier bord à plus de 6 nœuds, poussée par la houle.
Après presque deux mois de vadrouille, elle retrouve sa grande sœur, Telenn Mor à l’approche de Tréboul ! L’équipage sourit d’avoir accompli cette belle mission : 6jours de pur plaisir pour ramener Joséphine à bon port ! Merci
A la suite de ces nombreuses navigations, je pense que les autres chefs de bords de l’été se joindront à moi pour dire que Joséphine est un bateau hyper agréable à naviguer, très marin et sûr même dans le gros temps !
La vie à bord demeure très spartiate (cabanage sous les tauds, cuisine au réchaud, couchage à même le plancher, stockage des affaires sur le pont, aisances naturelles par dessus bord, promiscuité de chaque instant, etc) mais avec un peu d’organisation et de familiarité avec ses co-équipier.e.s , elle est extrêmement dépaysante et plaisante !
J’espère que les navigations de Joséphine en dehors de
la baie seront nombreuses et que de nouveaux équipages se constitueront.
Maud avait conseillé de nombreuses navigations en baie et au dehors. Louis Lecostey nous en raconte une…
Ce week-end nous étions de sortie avec Joséphine en Baie de Douarnenez avec
à son bord Julie, Laurence, Sarah, Maud et moi-même. Après un chargement épique
des affaires à bord grâce à une tyrolienne maison, depuis le mole, nous nous
sommes élancés avec un ris dans chaque voile que nous n’avons pas tardés à
larguer.
L’idée était d’aller mouiller à l’île de l’aber, de l’autre côté de la baie voir si le mouillage était protégé par vent de Sud. Malheureusement nous sommes arrivés un peu tard sur zone et nous avons choisi de plutôt nous diriger vers le port de Morgat pour avoir un mouillage un peu plus sûr pour la nuit. Et vu les bourrasques nocturnes, je pense que c’était une bonne idée.
Cependant il faudrait étudier le mouillage de l’île de l’Aber un peu plus sérieusement en y allant un peu plus tôt la prochaine fois ou alors en effectuant un repérage visuel à marée basse. Nous sommes passés entre l’Île de l’aber et l’îlot de l’aber pour y accéder, avec une superbe vue sur le trou dans la roche. La nuit du samedi soir nous avons cabané avec les tauds de la grande sœur Telenn Mor.
Le retour de Morgat le dimanche a été laborieux, nous avons mis presque 2h
avec les conditions de vent et de houle pour sortir du port. Et nous avons mis
pas loin de 10h pour faire Morgat Douarnenez. Par contre nous avons eu le droit
à un coucher de soleil magnifique, une nuit étoilée incroyable, une navigation
nocturne aux milieu des bolincheurs, un saut de dauphin ou de thon impromptu et
bien évidemment des repas tous plus délicieux les uns que les autres (ce qui
n’est pas sans rappeler les balades gourmandes en mer d’Iroise à bord de Telenn
Mor)
On aura profité de la navigation pour lister les éléments qui peuvent être
améliorer à bord de Joséphine. En tout cas je suis bluffé de ce que vous avez
réussi à faire avec ce bateau, il est magnifique. Je vous tire mon chapeau pour
sa construction, parole de charpentier de marine. Je vous mets quelques photos
pour illustrer ce fameux périple ainsi que les traces GPS faites par Laurence.
Bataille homérique à Treizour ! Il fallait remplacer le nom provisoire du canot par un nom consensuel. Après 2 tours de scrutin, la démocratie a choisi 36 contre 32… Le D21 est devenu Joséphine en hommage à Joséphine Pencalet: grande figure de la lutte des ouvrières de Douarnenez, au début du XXème siècle.
Photos de Simon Jourdan
Devant le hangar désormais vide, Maud F. et Léa ont eu l’excellente idée d’inventer une histoire de banc de sardines qui se rencontrent pour choisir le nom, le plus consensuel possible, avec les principaux acteurs de cette belle aventure.
Avant ça, il avait fallu installer les mâts,
Embarquer les voiles enverguées,
Assurer le point d’amure de la misaine,
Et même inventer un rocambeau…
Nous avions recueilli 58 propositions de noms venus de partout. Pour choisir, la règle était de rencontrer ses voisins et de se mettre d’accord sur un nom.
Il y avait donc ceux qui cherchaient,
Et ceux qui picolaient…
On a écouté les candidatures.
On a voté, Maud F. et Choco ont compté, et recompté…
Et on a dansé en hommage à Joséphine qui, cette fois-ci, a été élue pour de vrai…
Il restait à se retrouver sur le ponton pour admirer l’œuvre des voilières, une fois les voiles hissées…
Ce dernier mois à « H24 », il y a eu : Carolina, Marie, Anne, Claudine, Laurence et Julie
Simon le voilier, discret comme à son habitude, n’a pu être là, mais on attend son œil de maître pour les navigations.
Et elles sont parties écrire la 1ère page d’un nouveau chapitre…
Bon vent et longue vie à Joséphine
Et à sa marraine d’honneur Annaig Pors, arrière-petite fille de Joséphine Pencalet
Petite vidéo faite par Annaïg qui était au 1er rang, évidemment…
Au soir du j-1, il fallait sortir le D21 du hangar. Nous l’avons fait « à l’ancienne » en le faisant avancer sur des rouleaux après l’avoir descendu sur ses béquilles…
Photos de Simon Jourdan
A la fin de l’épisode précédent, il y a 2 jours, nous avions laissé le safran en phase de positionnement, tout en sachant qu’il faudrait le modifier légèrement et le peindre. En ce jour J, ce fut les premières tâches.
Il restait à charger et à prendre la direction de la mise à l’eau sous l’œil des curieux esbaudis…
Photo de Safia Benhaim
Photo de Léna Le Gac
Photo de Safia Benhaim
Ces images ont été prises grâce aux deux « treizour » sur le plan d’eau.
Babette et Léna sur DédéEt Christian sur Treizourig, récemment restauré, qui a convoyé Simon Jourdan, notre photographe attitré
Une fois mis à l’eau, le D21 s’est autorisé un premier petit « godillage » dans le Port-Rhu. Mais pourquoi avec un équipage uniquement masculin ??? Après deux ans de chantier où la parité a pratiquement toujours existé, ça a vraiment choqué plus d’une qui étaient sur le quai…
Toute notre reconnaissance et notre amitié aux deux maîtres d’œuvre : Sammy et Yvon.