Catégories
Non classé

Joséphine dans les mers du sud

Par Joachim

Petit récit de la navigation au retour de la semaine du Golfe. Dimanche 1er juin, nous tirons notre révérence par un dernier bord autour de l’île d’Arz. Nous avons troqué les flottilles surexcitées de la semaine pour le silence des îles et des îlots de la petite mer intérieure qui a déjà revêtue son calme d’apparence, car ici tout se passe sous la ligne de flottaison.

C’est au port d’Arradon le soir venu que nous scellons la semaine. Dans un relatif état de flottement s’opère un dernier rangement de la drome et du jeu de voiles, peu de mots sont dits, les corps en mouvement parlent d’eux-mêmes. La vie harmonieuse du bord se plaît à être silencieuse. Dans un même temps, un nouvel équipage s’apprête déjà à prendre la place bientôt libre à bord. Joséphine suit un fil d’Ariane la menant ailleurs, où elle est attendue.


Quelques tranches de pastèques comme dernières traces d’un équipage déjà loin, un
réflecteur chancelant et tout vient à recommencer de nouveau

Vive les courants

Lundi 2 Juin, l’équipage est au complet Hugo, Pierre Henri, Chloé, Pol et moi-même. C’est à 12h30 que nous décidons d’appareiller, moment de la renverse de courant à pleine mer, avant de partir nous improvisons le mât de taillevent en mât de Cocagne.

Nous partons sous taillevent seul et aux avirons, à remonter entre les mouillages d’Arradon un vent qui semble vouloir nous garder dans le golfe. Tirer des bords et admirer un paysage qui ne défile pas comme à son habitude, il n’en faut pas moins pour quitter le golfe.Trois heures plus tard et quelques envies de tour sur elle-même entre la jument et le grand mouton, Joséphine laisse derrière elle la senteur des pins du golfe.

Sables fins

15h30, rencontre avec la longue houle régulière de la baie de Quiberon, un air du large abrité dans la douceur, quelle merveille que les baies ! Houat s’offrant à nous sur un seul bord au bon plein, nous prenons bel et bien rendez-vous avec le sable fin de Houat.Il est 20h00 quand Joséphine vient à être amarrée en filière au port de Saint Gildas, port où la filière est encore reine mais bientôt désuète…“Tiens, un mouillage idyllique ! Oui, promis la prochaine fois… Le sac de taux fait ici une parfaite cambuse volante

Les quatres saisons

Au matin, réveil sous la mélodie des Diesel, la vie insulaire hors saison semble se glisser jusqu’à nous se mélangeant à l’agréable odeur de café chaud du bord.

Mercredi 3 juin à 10h00, les nuages et le soleil se partagent le ciel, nous quittons Saint-Gildas sous voiles. Nous faisons route vers Belle-Île par le passage du Béniguet. Large de seulement quelques centaines de mètres, nous nous présentons devant à 11h40, moment de l’étale de pleine mer, avec un ris misaine et deux ris taillevent car vent rafaleux jusqu’à 28 noeuds. Il faut s’armer de patience, la houle et le vent nous refusent le passage. Enfin nous dépassons l’alignement breton des deux cardinales (tourelle E. et perche O.), mais nous ne gagnons pas assez et la houle nous fait dériver sur la perche. Il faut à présent s’armer d’avirons et d’un appui godille pour enfin laisser le Béniguet derrière nous, il est 13h30. Chapeau bas à l’équipage !

Après trois grands bords, en prenant soin de rester abrité sous Belle-Île et avec un dernier grand bord proche des côtes qui adonera pour notre plus grand plaisir. Nous rentrons dans le port du Palais avec un accueil des plus sympathique plus de dix heures après avoir quitté Houat, 20h15 baisser de rideaux pour Joséphine.

Dans l’attente

Mercredi 4 juin, nous ne naviguons pas, le secteur de vent ne nous permet pas d’aller à Groix. Chloé et Pol débarque à Belle-Île par la navette.

Découverte anthropo de la vie à bord, utilisation du petit plancher en pied de mât de taillevent comme planche à découper à la vue des multiples traces de couteaux. Dans l’après-midi une fenêtre pour demain se dessine, le vent prend du sud et pas de coup de vent annoncé, il faudra partir tôt pour Groix.

La houle du large

Photo du journal de bord de Joséphine de la journée de navigation du jeudi 5 juin rédigé par Hugo. Au cours de cette navigation, nous avons dû faire des choix. Décider de ne plus se rendre à Groix et revenir au port du Palais. Joséphine devant être sur le continent quand nous la quittons à la fin de cette semaine, nous décidons finalement de nous rendre à Port-Haliguen dès aujourd’hui car demain la houle résiduelle n’aidera pas au passage de la Teignouse.

Sortie du chenal de la Teignouse, la mer et les corps s’apaisent. Phare de la Teignouse en faisant cap sur port Haliguen, la visibilité est restée bonne au cours de la navigation

Pouvons nous rêver meilleur point de départ qu’un hissage de taillevent et de misaine sous appui godille ?

Merci à l’équipage pour ces quatre jours, ainsi qu’à Julie et Marie pour leur envie et leur confiance.

Catégories
Non classé

Plein sud pour « Treizourig »

Le Télégramme dans son édition du 8 septembre dernier présentait le défi que se sont lancés les membres de l’association Martine » : « proposer des démonstrations et des initiations de godille durant la 17e  Monaco Classic Week-La belle classe organisée par le Yacht-Club de Monaco du 10 au 13 septembre 2025« .

Les Nord-finistériens ont sollicité Treizour pour que l’association prennent part à la manifestation.

C’est donc Treizourig qui a défendu les couleurs de la cité aux trois ports.

Treizourig et son équipage parés à prendre la route de la principauté monégasque pour y défendre les couleurs de la godille douarneniste.
Catégories
Non classé

Semaine du golfe Les retrouvailles de « Jojo »

Un retour en images sur les moments marquants de la semaine du golfe. Par Marie

Joséphine trouve sa place parmi la flottille présente à la semaine du golfe. La catégorie voile-aviron propose un programme de navigation plus adapté que celui de flottille des bateaux de travail (qui prévoyait souvent un appui moteur). Au mouillage, Jojo paraît bien grande par rapport à certaines autres unités.

Le bateau affiche complet (à 7 le jour, et 4 ou 5 la nuit), tous les jours. Et, en toute circonstance, l’équipage de choc, fonctionne au plaisir de naviguer et à l’énergie pure. Il en faut pour des passages de Jument dans la pétole, à l’aviron. Le programme de navigation ne sera pas toujours respecté. L’équipage ne résiste pas longtemps à la tentation et au plaisir de « dégolfer ».

Des belles retrouvailles (des mouillages à couple de Moïra , un café à bord du Grayhound en attendant la renverse, un bord avec le Pen Duick… Des instants pris en photo, mais surtout fixés dans la mémoire des marins.

Le réapprovisionnement régulier en fruits, est bien apprécié : de quoi redonner de l’énergie à tout le monde à bord !

Voiles arrisées, ou cargées, bonnette, avirons, godille, cabanage, baignades, on a tout fait cette semaine ! Et adoubé un nouveau chef de bord croisière pour Jojo !

Catégories
Événement Navigation Non classé Treizour

Semaine du Golfe « On est un peu fou non ? » 


Le début de la fête… Par Julie

À bord de Joséphine, l’entrée du golfe du Morbihan ne s’improvise pas. Ça me prend du temps, avec ces courants et renverses qui ne se font pas au même moment que la marée haute.. ! Et là faut être sûr de moi, cheffe de bord dans le golfe pour la première fois !

Le soir du 25 mai, Laurence, Joachim, Jules, Giuglia me rejoignent et c’est parti pour le pique-nique de Port Navalo. Comme il le faut, on se tanque en arrivant. La marée est montante, on se déhale sur l’ancre pour repartir. Et le Zod d’organisation nous aide beaucoup. Commentaire : « Ah, vous êtes passés trop près de la tourelle ! » et il repart. Bon, ça on l’avait remarqués aussi.

On se fait avoir par l’effet de groupe et on traîne un peu au pique-nique, ce qui fait qu’au départ on a du courant contre pour sortir de la baie. Je m’en souviendrai de celui la ! – Fait est que au final on se retrouve au milieu de tout le monde, à mi-marée par coefficient 94 à rentrer dans le golfe. Ouhou le toboggan ! Pourquoi on fait ça déjà ? On est un peu fou non ? 

C’est magnifique, on fait coucou au copains sur les autres bateaux, émotion, émotion !

On est sensé atterrir à Port Anna, mais à mi-marée avec un bateau de 3 tonnes avec que 2 avirons et une godille on tente même pas l’entée contre courant. On atterrit sur une bouée derrière les Sinagot. C’est bien notre place à nous ! 

Le lendemain on fait le tour de l’île d’Arz avec le pique nique traditionnel. On part deux heures avant la flottille pour faire le tour tranquille avec le courant dans le bon sens. Parfait ! 

Le soir je laisse ma place aux prochains, avides de naviguer. Merci Jojo, et merci à tous ceux qui ont embarqués, vous étiez magnifique dans cette aventure !

Catégories
Non classé

La barre des 10.000

Nous avons franchi depuis quelques heures la barre symbolique des 10.000€ de dons collectés ! Nous tenions à remercier encore une fois tous ceux qui ont contribué au projet, qui est maintenant bien lancé.

La charpente transversale est en bonne voie: de nombreux éléments de membrures ont été tracés, débités et lissés. Certaines membrures vont même pouvoir être assemblées prochainement. Il nous manque encore du bois pour les parties les plus courbes, mais notre scieur a déjà annoncé avoir trouvé les pièces qui nous font défaut. Les plateaux devraient arriver bientôt.

L’équipe de voilerie se prépare elle aussi activement dans les coulisses du hangar de Treizour, tous les vendredis.

Et tout cela n’est qu’un début: il nous faudra également construire la structure axiale, assembler le tout, faire le bordage, le pontage, lisser la carène, calfater, fabriquer les espars, etc.

Et pour y parvenir… il nous faudra encore des sous. Nous poursuivons donc notre campagne de financement, avec comme prochain objectif:

avoir réuni 15.000€ au 15 juillet prochain

Nous pourrons y arriver avec votre soutien.

Faites passer le mot !

Catégories
Non classé

La campagne de financement est lancée : participez !

L’architecte travaille de son côté, nous nous organisons du nôtre, et puis nous travaillons à faire connaître le projet (ce site, au graphisme provisoire, en atteste !), bref, plusieurs chantiers sont lancés… dont celui du financement ! À ce jour, il est évidemment vital, et c’est celui auquel vous pouvez le plus facilement participer. Rendez-vous sur l’onglet « Faire un don » !

Faire un don réduit vos impôts

Un détail, mais pas des moindres : s’agissant d’un projet d’intérêt général, lorsque vous faites un don à Treizour, vous avez la possibilité de bénéficier de réductions d’impôts importantes. Ces avantages inscrits dans le code général des impôts vous sont accordés si vous êtes redevables de l’impôt sur le revenu (IR).

Selon l’article 200 du code général des impôts, si vous êtes un particulier, 66 % de votre don est déductible de l’impôt sur le revenu (dans la limite de 20% de votre revenu imposable).

Par exemple, si vous effectuez un don de 75 € à l’association, il ne vous en coûtera en réalité que 25,50 € après réduction d’impôt.

Il n’y a pas de seuil minimum concernant la défiscalisation, même un don d’un euro peut être défiscalisé !

Si vous êtes une entreprise, le taux de défiscalisation est de 60%. Vous pouvez consulter les conditions exactes sur le site www.service-public.fr