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Le Port-musée de Douarnenez s’anime pour l’été

Article Ouest-France publié le 30/07/2025 

Situé sur les quais du port Rhu à Douarnenez, le Port-musée est le plus maritime des musées de France. En plus de sa collection permanente (280 bateaux et des milliers d’objets des mondes maritimes), des bateaux de son musée à flot et des expositions temporaires.

Durant tout l’été, le Port-musée de Douarnenez (Finistère)propose de nombreuses animations. Deux fois par semaine, les savoirs marins sont mis à l’honneur, avec d’anciens pêcheurs bénévoles et l’association des amis du musée, Treizour. Un moment de découverte et de partage qui captive petits et grands. Techniques de navigation à la rame, de nœuds et de réparation de filets sont expliquées, et les récits d’anciens marins racontés…

Les animations débutent devant le musée, sur la place de l’Enfer, où une ancienne chaloupe d’un langoustier mauritanien est en restauration. C’est l’un des derniers témoins de cette pêche pratiquée de 1900 à 1960. Trois charpentiers de marine et un peintre lui refont une beauté, « comme une œuvre d’art », commente Félix Champion, charpentier : « on garde le plus possible les pièces d’origine ».

Pour lui redonner vie, d’anciens marins bénévoles viennent conter leurs récits à bord des langoustiers : « C’était un métier sportif, dangereux par moments », explique Robert Olier.

Pour imager leurs paroles, Jacques Nouy est souvent accompagné d’un classeur de photos de ses navigations. « L’ancien de la verte », anime aussi, avec trois autres anciens pêcheurs, une activité de découverte des savoirs marins, comme les nœuds et le ramendage de filets.

Pendant tout l’été, ils sont accompagnés par l’association Treizour, qui initie les visiteurs à la godille. Cette pratique traditionnelle de rame permet d’avancer, une fois que l’on parvient à maîtriser l’habile mouvement en huit.

L’association propose aussi une animation de bateaux Pop Pop : « On installe un bassin avec de petits bateaux qui avancent à la bougie », détaille Claude.

Exposition sur les tempêtes (accès libre), visites guidées autour de l’histoire de la pêche et des conserveries à Douarnenez ou des photographies de Michel Thersiquel, contes « Aventures en mer » et ateliers de découverte du plancton sont aussi à découvrir.

Pratique : toutes les animations sont comprises dans le prix des billets. Programme complet, jours et horaires des animations en cliquant ici.

Ouest-France

Chloé GOUPIL.

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Dans la presse

Joëlle Le Joncour expose

Certains ont remarqué cet article paru dans l’Ouest-France le 20 juillet dernier. En effet, notre présidente d’honneur est une artiste qui peint depuis très longtemps. Elle expose rarement, mais cette année on lui a proposé une exposition à Plonéis. Voici le texte de l’article qu’Ouest-France lui a consacré. Les photos sont ma propre sélection… Claude (io)

Rocher d’Argenton

Joëlle Le Joncour présente dans le hall de l’Ulamir « Couleurs salées », à Plonéis (Finistère). Une trentaine de tableaux qui représente la force des vagues et la beauté des paysages de la baie de Douarnenez.

Longtemps présidente de l’association Treizour, partenaire privilégiée des fêtes maritimes de Douarnenez, passionnée de navigation depuis ses 18 ans, Joëlle Le Joncour aime peindre les voiles et les vieux gréements.

La Cancalaise
Régate de yoles de Bantry

Native de Douarnenez (Finistère), cette ancienne secrétaire de direction du Port-Musée a commencé à peindre à l’adolescence. « Je n’ai vraiment développé mon art qu’à l’âge de la retraite, il y a 20 ans, alors que je venais d’apprendre que j’étais atteinte de la maladie de Parkinson. La peinture m’a permis de composer avec la maladie et de la tenir en respect », confie l’artiste dont les sujets, toujours très colorés, s’inspirent des paysages maritimes, plages et falaises, de la baie de Douarnenez.

Ses tableaux exécutés à l’acrylique font honneur à la force des vagues, aux tempêtes. « Quand je suis en colère, je peins les éléments déchaînés. C’est pour moi un exutoire »,assure-t-elle. – Ouest-France

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Événement

Un échouage furtif qui réveille des souvenirs

Et les souvenirs remontent bien loin dans la mémoire de Michel Philippe qui nous rappelle qu’il y a bien longtemps, avec son Red ar mor il lui est arrivé de « fréquenter » les rochers de la digue du Guet. Souvenir bien précis car en lui demandant des précisions il m’a dit: « Et comment que je me rappelle de ce premier échouage, c’était à la Toussaint 1955, j’avais 14 ans…quolibets des marins de Tréboul….la honte quoi ! »

Et, il a 20 ans environ (2011 ndlr) on s’était dégagé discrètement avec Bubune et Laulau en pleine nuit en utilisant l’aussière du Red ar Mor  frappée sur la digne du Guet , passée dans la ferrure d’étambot  pour rester dans l’axe utile repéré à marée basse . On y avait frappé le palan  de passeresse raidi à mort  pour amortir les mouvements de la houle .Dans ces cas là elle parait toujours trop puissante, ce que vous avez éprouvé.. J’avais suggéré naguère de mouiller en dehors de cette P de N d D de roche un bonne gueuse avec 3m de chaine et une bouée jaune mais c’était prendre la responsabilité d’établir un balisage « pirate » engageant notre responsabilité « en cas de quelque chose ou de n’importe quoi » selon la formule consacrée.

Echouage de 2011

Tout ça pour dire que l’histoire s’est répétée le 24 juillet dernier, aux alentours de 20 heures, de retour aux bouées par le passage du Guet avec 20 nœuds nord-ouest, Telenn Mor s’est retrouvée perchée sur un gros caillou près de la statue de la femme-sardine.

« À 4h05 du matin, la chaloupe s’est décrochée de son piédestal, et a pu être ramenée à ses bouées puis vidée de son eau et réarmée« , relatait Adrien dans un message, qui après avoir salué la vaillance de l’équipage et de celles et ceux qui s’étaient relayés pour veiller sur notre chère chaloupe, concluait :  » À 7h00, le 25 juillet, la chaloupe miraculée, n’a rien d’autre qu’une petite cicatrice sur son cuir de chêne massif. Aucun dommage de structure, aucune perte de matériel« .

L’équipage à terre et en sécurité, l’histoire a été rapidement connue, bien au delà des quais de Tréboul.

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Navigation

Un Rossignol à l’île de Sein

Un Rossignol à l’île de Sein

Tout a commencé par une sérénade, celle de troubadours-charpentiers de marine, de la dernière cuvée des Ateliers de l’Enfer, escortés d’un trublion berlinois. Juste avant l’aube, ils sont venus rendre hommage au bateau ambassadeur de Douarnenez, An Eostig (Le Rossignol en breton) en partance pour Sein, avec un équipage de Treizour. 
Pour rallier l’île, dans une lumière encore incertaine, la chaloupe à la coque noire et aux voiles cuivrées met le cap sur… la rade de Brest ! Les marins savent que le meilleur chemin est celui qui permet de retrouver les amis, même si c’est un gros détour !
Car en ce samedi 28 juin, la grande famille des vieux gréements a rendez-vous bien plus au nord, au port du Tinduff, avec une de leurs figures tutélaires : Notre Dame de Rumengol, qui souffle ses 80 bougies. 
Un an après les fêtes maritimes de Brest et Douarnenez, les 11 équipiers menés par leur capitaine Nicolas Corre, aka « Choco » se réapproprient en douceur grâce à un vent léger (trop parfois) ce Rossignol exigeant aux dimensions XL où l’effort se doit d’être collectif et hautement coordonné.
Passés les Tas de Pois, puis le goulet de Brest, et après la visite surprise d’une « sardine » à la coque en inox étincelante qui voulait recroiser la route de « Don Choco » et du Rossignol, c’est un Tinduff rempli de voiles traditionnelles qui apparaît à l’horizon.
Au milieu de ses vieux amis, Notre Dame de Rumengol, pimpante après son passage au chantier du Guip à Brest, tire des bords avec allégresse.
Au moment de se croiser, An Eostig entonne à plein poumon un « Joyeux aaaaaanniversaaaaaire », à la grande joie des amis du bord d’en face ! Volonté, la yole de Bantry de Treizour est aussi de la fête, tout comme Gondawa des Charpentiers de grève.
Le plan d’eau vibrionne : ça régate, les bras s’agitent, les visages s’illuminent, les manœuvres s’enchaînent… Encore quelques pirouettes dans le port du Tinduff, et le Rossignol fait sa première pause, presque 14 heures après son départ, sur la bouée prêtée par le beau coquillier de la rade Loch Monna. Il s’endort sous une pluie d’étoiles, bercé par les notes chaleureuses du bal Floc’h.
Dimanche, sur une mer qui scintille sous les premiers rayons du soleil, An Eostig repart vers son objectif initial. Entre un vent décidément faible et la nécessaire attente du bon moment de la marée pour accéder à l’île de Sein, sertie de récifs, la navigation s’étire de longues heures.
Enfin la silhouette de son phare majestueux noir et blanc se profile. Le plus dur reste à faire : entrer dans le chenal et trouver notre place dans le port. Au son des annonces de profondeur d’eau et des instructions du capitaine à la barre, la concentration atteint son paroxysme pour se faufiler entre rochers, bouées et petites embarcations. Après une série de virements serrés et le jet de l’ancre, la chaloupe s’arrête d’un coup à quelques mètres du quai, avec une précision saluée par une salve d’applaudissements.
Les (nouvelles) béquilles sont aussitôt mises en place pour permettre l’échouage en toute sécurité du navire qui révélera par la même occasion ses courbes parfaites à marée basse.
Après deux jours intenses de navigation, le lundi c’est relâche. Le bateau s’éparpille pour mieux se retrouver plus tard. Sur le quai, les questions fusent, tout comme les photos. L’équipage explique avec plaisir l’histoire de cette chaloupe emblématique, sortie en septembre 2023 des chantiers de rénovation du Port-Musée et qui n’avait pas navigué pendant 30 ans.
Les Sénans ont l’habitude de voir Telenn Mor, mais An Eostig, c’est une rareté, et personne ne boude son plaisir.
Mardi, le Rossignol a rendez-vous avec une autre légende : Ar-Men. Encore une navigation exigeante, qui prendra une bonne journée et nécessitera toute la dextérité du capitaine et des deux cartographes. Quand sous son plus beau jour, loin de sa réputation d’« Enfer des enfers », le phare mythique s’élève à quelques encablures d’An Eostig, l’émotion est palpable.
Au retour, pour fêter cette journée hors du commun, une tournée d’huîtres est dégustée au pied du phare de Sein. Car si la vie sur les chaloupes, dépourvues de tout confort ou intimité, impose la plus grande simplicité (et une bonne entente), il est un point sur lequel les équipiers de Treizour transigent rarement : la qualité des repas, assurés chacun son tour. Toujours gourmands, gastronomiques même parfois, mais sans jamais rien gaspiller.
Réinstallés dans le port de Sein pour une dernière nuit, la petite équipe plus soudée que jamais se dirige vers le Guéveur, la corne de brume désormais désaffectée, pour admirer le coucher du soleil. Sous un ciel nuageux, il se résume finalement à une rayure. Rose fluo ? Non… « fushoua ! » lance soudain un coéquipier, déclenchant un fou rire qui mettra du temps à s’éteindre… jusqu’à ce qu’Ar-Men s’allume, sous nos yeux et dans nos coeurs où ces trois éclats toutes les 20 secondes ne seront plus jamais de simples petites lumières à l’horizon.
La nuit est encore jeune comme disent les anglais-saxons et elle se referme sur une soirée pleine de joie où il fut question, entre autres, d’une boîte de gâteaux Traou Mad, de vanille, d’une invasion de Huns, d’un escargot en plein record de vitesse, d’un petit sushi et d’une frite dans un coin…
La navigation de retour nous ramène sur terre… avec une sortie tonique du port. Les voiles sont réduites au minimum (5 ris chacune) pour donner le moins de prise possible à un vent bien réveillé. Le raz de Sein facétieux est en mode gros bouillon et la baie de Douarnenez nous accueille avec une franche houle, surfée avec grâce par la belle coque en bois d’An Eostig. 
Le voyage se termine par une figure de style comme Choco en a le secret : un tête à queue créneau exécuté au millimètre, en un coup, au ponton de Treboul, sous les vivats de son équipage fier et heureux d’avoir fait voler une nouvelle fois le Rossignol de Douarnenez. 

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Événement Navigation

Le « CarrousSail » va faire tourner les têtes

Niina et Maud ont pour projet de faire voyager le manège « Hipponette » durant l’été 2025 sur les côtes de Bretagne Sud.

Le transport du carroussel s’effectue sur une flottille de quatre bateaux à voiles traditionnels (dont Joséphine) de début juin à mi-septembre.

Le 1er mai, un chargement a été effectué pour s’assurer que le carrousel démontable pouvait trouver sa place à bord.

Des escales, d’une semaine à un mois, seront organisées dans différents ports du Finistère sud et du Morbihan.

Thérèse et Joséphine à Ste Marine


A ce jour, voici ce qui est prévu pour Joséphine :

  • 6/06 au 30/06 ou 10/07 : Joséphine est disponible au départ de Sainte-Marine. Avis au chef.fe.s de bord : profitez de ce bassin de navigation et de la proximité des Glénan !
  • du 10/07 au 15/07 : transport du Carrousel de Sainte-Marine à Séné (équipage réduit),
  • du 16/07 au 27/07 : Joséphine est disponible au départ de Séné. Avis au chef.fe.s de bord : profitez du plan d’eau et
    des iles du golfe !
  • du 28/07 au 1/08 : transport du Carrousel de Séné à Pont-Aven (équipage réduit),
  • du 2/08 au 17/08 : Joséphine est disponible au départ de Pont-Aven. Avis au chef.fe.s de bord : une belle occasion de tirer quelques bords dans les rias du sud Finistère !
  • du 18/08 à fin aout : transport du Carrousel de Pont-Aven à Penmarc’h puis retour à Douarnenez.

Nota : du 30/06 au 18/07 : il est possible qu’il y ait une escale dans un autre port (Hennebont ou ports du Golfe du Morbihan).
Un mail sera envoyé sur la mailing liste adhérents dès que toutes ces dates seront confirmées.

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Semaine du golfe Les retrouvailles de « Jojo »

Un retour en images sur les moments marquants de la semaine du golfe. Par Marie

Joséphine trouve sa place parmi la flottille présente à la semaine du golfe. La catégorie voile-aviron propose un programme de navigation plus adapté que celui de flottille des bateaux de travail (qui prévoyait souvent un appui moteur). Au mouillage, Jojo paraît bien grande par rapport à certaines autres unités.

Le bateau affiche complet (à 7 le jour, et 4 ou 5 la nuit), tous les jours. Et, en toute circonstance, l’équipage de choc, fonctionne au plaisir de naviguer et à l’énergie pure. Il en faut pour des passages de Jument dans la pétole, à l’aviron. Le programme de navigation ne sera pas toujours respecté. L’équipage ne résiste pas longtemps à la tentation et au plaisir de « dégolfer ».

Des belles retrouvailles (des mouillages à couple de Moïra , un café à bord du Grayhound en attendant la renverse, un bord avec le Pen Duick… Des instants pris en photo, mais surtout fixés dans la mémoire des marins.

Le réapprovisionnement régulier en fruits, est bien apprécié : de quoi redonner de l’énergie à tout le monde à bord !

Voiles arrisées, ou cargées, bonnette, avirons, godille, cabanage, baignades, on a tout fait cette semaine ! Et adoubé un nouveau chef de bord croisière pour Jojo !

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Navigation

Une Volonté de découverte

Ce dimanche à 14h, après un recrutement un peu laborieux, nous voilà tous à bord et une fois installés, Claude fait une revue d’effectif. Il y a Marilyn, de loin la plus confirmée. Virginia, Françoise, Elyane, Claudio et Jean-Christophe qui ont une « certaine » pratique. Pour Céline et Didier, c’est une découverte. Quant à Béatrice, elle connaît tout de la navigation à la voile, mais découvre aussi la yole.

Précaution liminaire avant d’aller plus loin dans ce récit: vu le grand âge du rédacteur, les prénoms ne correspondent pas toujours aux actions qui leur sont attribuées, mais tous les faits relatés, eux, sont authentiques… En gros caractères noirs, les ordres de Claude et en italiques, les questions « avisées » des équipiers…

Donc, après les présentations d’usage, Claude se lance dans les consignes de base:

« Il faut savoir que sur tous les bateaux il n’y a ni droite ni gauche, il y a tribord et bâbord…ok ?? » On est tous ok, bien sûr: il nous prend pour des débiles !  « En revanche, sur une yole de Bantry, on ne parle pas à l’équipage, on parle aux avirons « . Par exemple, quand je vais dire: « bâbord, armez !, ça signifiera que les équipiers assis à bâbord ne bougeront pas mais que ceux assis à tribord devront se pencher pour saisir l’aviron situé à bâbord. Houla, ça se complique… Après, on a eu droit à: » avant partout » pour avancer, « scier » pour reculer, « lève-rame » pour arrêter tout mouvement, « pelles dans l’eau » pour freiner et puis « laisser courir » pour…. Houlala, ça c’est une autre histoire…

Ben, nous voilà partis. Après quelques 2, 2, 2 bien appuyés, Claude a dit :« Cadence du chef de nage »; Claudio, chef de nage, on aura tout vu…

Mais avant de dépasser le môle, 1er arrêt pour essayer le « laisser courir », en situation : «  Françoise, est ce que tu pourras faire un nœud sur la bouée ? »Elle est où la bouée ?

«  Tu vas voir, c’est la grosse boule blanche qui flotte devant nous, tu passes un bout dans un trou pour nous amarrer » Ben, on a réussi le fameux « laisser courir », elle a trouvé la boule et le bout et de quoi nous amarrer : succès total ! Après un rapide briefing, direction la haute mer. Les Alphajets de la patrouille de France nous survolent pour nous  féliciter…, enfin, je crois…

Une fois que Claude a estimé que nous étions assez éloignés des cailloux de l’île Tristan, nous avons rangé les avirons pour hisser les voiles.. Marilyn, positionnée au mat de misaine a réclamé son Cotten avant d’être trempée jusqu’aux os… Il a fallu qu’elle se débrouille avec « On hisse la misaine : bâbord amures ! ». Avec elle, il y avait Béatrice, Françoise et Virginia, il a fallu un peu de temps, mais elles ont réussi…  Par chance, Claude avait établi le tapecul ce qui nous a permis de ne pas trop se rapprocher de la côte.

En revanche, pour le taillevent, c’est devenu très vite trop compliqué… « Est-ce que quelqu’un pourrait barrer ? » Béatrice, en levant le doigt, a sauvé la situation ce qui a permis à Claude de s’occuper du taillevent. « On hisse le taillevent ! Attrape la drisse, non, ça c’est l’écoute… et toi tiens le guindant… » C’est quoi le guindant ? Et là, on a basculé dans l’irrationnel, et on y est resté quelque temps… Du coup, je vais me contenter de résumer avec les ordres de Claude !

Le vent s’était levé et il y avait du clapot.  « On affale la misaine ! Est-ce que quelqu’un peut aller aider Marilyn ! Jean-Christophe et Françoise se précipitent… « Non non, on ne gambeye pas, on affale, on affale pour prendre un ris… » C’est quoi un ris ?« Par rapport au vent, nous sommes surtoilés, donc il faut diminuer la surface de la voile.» Du coup, Virginia essaie d’expliquer à Céline le nœud de ris gansé et Didier regarde… « Bon, on rehisse la misaine, ok, c’est bon, on va empanner ! »

 C’est quand qu’on rentre ? a demandé Claudio  «  C’est après le 4heures ! »

Donc, direction les Sables Blancs pour se mettre sur une bouée.  Le bateau est bien réglé : Elyane est à l’écoute de taillevent sous la surveillance de Béatrice et Jean-Christophe et Céline à celle de la misaine…Tout baigne! Au fait, Claude, c’est pas un casier qu’on traîne, là ? a dit je ne sais plus qui… ça manquait à la journée !

Marilyn était à la manœuvre pour choper la bouée, Françoise avait profité de l’absence de Jean-Claude pour faire un far aux pruneaux et le cidre a bien arrosé tout ça…

Et nous voilà repartis. En arrivant vers le môle : « On affale le taillevent et on décroche le rocambeau de la vergue ! » C’est quoi le rocambeau ?« C’est le cercle en fer qui coulisse autour du mas quand on hisse les voiles et il y a un crochet qui le relie à la vergue : détache le !»

Malgré tout ça, nous sommes rentrés à la voile,  pratiquement jusqu’au ponton…

Une sortie découverte, je vous dis… Merci Claude

Claude (io)

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Événement Event Navigation Treizour

Semaine du Golfe Instants délicieux

La navigation, à bord de Joséphine, durant la Semaine du golfe a été ponctuée de belles rencontres en mer et autour d’une assiette. Par Laurence


Après une navigation tranquille de Port-Haliguen à Port-Navalo, nous sommes entrés dans le grand bain bouillonnant de la semaine du golfe. À couple avec des Italiens pour le déjeuner, à peine le temps de digérer que nous nous frayons un passage tant bien que mal au milieu de toutes ces coques vieilles et moins vieilles pour se faire une place dans la petite parade, avec un bon courant qui nous monte dans le golfe. Nous arrivons si vite à Port Anna, notre escale du soir, que nous ratons l’entrée et devons attendre la renverse pour retrouver notre mouillage !


Le lendemain, départ aux aurores avant la foule pour atteindre l’île d’Arz car nous nous sommes résolus à suivre les horaires des marées plutôt que celles des repas : plus sage pour notre monture.


Pas mal de vent pour le retour, on est contents de ne pas avoir le courant contre nous en plus d’avoir à tirer des bords pour atteindre le sud de l’île ! Le reste de la navigation se passe tranquillement, avec un œil attentif à la carte car nous sommes à marée basse de vives-eaux et nous ne voulons pas finir comme ces deux bateaux échoués croisés en chemin,  et cette fois, nous atteignons notre mouillage sans encombre pour la relève d’une partie de l’équipage

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Événement Navigation Non classé Treizour

Semaine du Golfe « On est un peu fou non ? » 


Le début de la fête… Par Julie

À bord de Joséphine, l’entrée du golfe du Morbihan ne s’improvise pas. Ça me prend du temps, avec ces courants et renverses qui ne se font pas au même moment que la marée haute.. ! Et là faut être sûr de moi, cheffe de bord dans le golfe pour la première fois !

Le soir du 25 mai, Laurence, Joachim, Jules, Giuglia me rejoignent et c’est parti pour le pique-nique de Port Navalo. Comme il le faut, on se tanque en arrivant. La marée est montante, on se déhale sur l’ancre pour repartir. Et le Zod d’organisation nous aide beaucoup. Commentaire : « Ah, vous êtes passés trop près de la tourelle ! » et il repart. Bon, ça on l’avait remarqués aussi.

On se fait avoir par l’effet de groupe et on traîne un peu au pique-nique, ce qui fait qu’au départ on a du courant contre pour sortir de la baie. Je m’en souviendrai de celui la ! – Fait est que au final on se retrouve au milieu de tout le monde, à mi-marée par coefficient 94 à rentrer dans le golfe. Ouhou le toboggan ! Pourquoi on fait ça déjà ? On est un peu fou non ? 

C’est magnifique, on fait coucou au copains sur les autres bateaux, émotion, émotion !

On est sensé atterrir à Port Anna, mais à mi-marée avec un bateau de 3 tonnes avec que 2 avirons et une godille on tente même pas l’entée contre courant. On atterrit sur une bouée derrière les Sinagot. C’est bien notre place à nous ! 

Le lendemain on fait le tour de l’île d’Arz avec le pique nique traditionnel. On part deux heures avant la flottille pour faire le tour tranquille avec le courant dans le bon sens. Parfait ! 

Le soir je laisse ma place aux prochains, avides de naviguer. Merci Jojo, et merci à tous ceux qui ont embarqués, vous étiez magnifique dans cette aventure !

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Semaine du Golfe : frayeur autour du mat

Comment, parfois, les choses ne se passent pas comme prévu. Par Julie


Changement d’équipage à Port Louis le vendredi 23 mai. Marie, Jules et Aubin me rejoignent dans l’objectif de passer la nuit à Groix, pour un départ le lendemain vers le sud. On se lève de bonne heure pour sortir du chenal avec le courant dans le bon sens et c’est parti ! 

Jusqu’à ce qu’un petit détail saute à l’œil de Jules, notre charpentier expérimenté : le scarf du mat est en train de dépasser latéralement, avec le taille-vent qui tire de l’autre coté ! Affalage immédiat de la voile. Et la question se pose : « qu’est-ce qu’on fait ? » On est pas serein de continuer avec ce mat : retour à Port-Louis. Chose importante : on mange. Et on appelle les amis ! Des conseils  une offre adorable de Maxime et Nicolas à Lorient de réparer le mat sur place dans le week-end. 

Et finalement arrive celui qui nous sauve en cas de panne de mat : le SOS secours mat Jacques Van Geen. Il amène le mat d’origine plus petit, on change les mats de place, on découpe le grand mat le long du scarf pour le raccourcir et hop, un nouveau mat dans la soirée ! 

Youpi, on peut partir le lendemain pour passer les Birvidaux, la Teignouse et atterrir à Port Haliguen  comme prévu !