Immense succès pour notre Sardine Party, une foule incroyable qui dépassait les seuls adhérents de Treizour, venue pour le plaisir de se rencontrer et de déguster des sardines, en écoutant de la musique : une belle ambiance très familiale…
Un cours de navigation astronomique a débuté le 13 janvier et jusqu’au 10 février avec le navigateur Patrick Chalmeau comme instructeur. Le cours rencontre un grand succès auprès des adhérents, au moins vingt personnes assidues sont présentes tout les mardi soir de 18h à 20h. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ça remue les méninges…
Théorie et découverte des instruments, le sextant et son ancêtre l’octant…
La disparition de Claude Peron laisse un grand vide pour tous les treizouriens qui connaissaient sa signature autant que son sourire. Claudio, comme il avait choisi qu’on l’appelle, est parti par une nuit de novembre.
Il confiait volontiers que quand il était arrivé à Douarnenez, il y a une quinzaine d’années, il ne “connaissait rien aux bateaux” et plus que ceux-ci, c’était celles et ceux qui naviguent qui lui importaient.
N’empêche, cet ancien séminariste de Pont-Croix, devenu chauffeur routier en Savoie pour faire vivre sa famille était devenu au fil des ans et des manifestations une figure incontournable de Treizour.
Si il prenait part à tous les chantiers, il ne pouvait être question de bateaux “pop pop” sans qu’il ne soit cité. C’est lui qui assurait la navigation de ces bateaux animés à la flamme d’une bougie pour le plus grand plaisir des apprentis navigateurs.
Pour autant Claudio ne restait pas à quai et était qualifié chef de bord, même si comme le remarqua un orateur lors de l’hommage rendu à Claude “ il ne savait pas faire un noeud de chaise”.
Une foule impressionnante était présente à l’hommage rendu au Hangar de Treizour pour accompagner ce fidèle compagnon.
Claudio, c’était aussi un regard espiègle, un large sourire, une bienveillance immédiate.
Petit récit de la navigation au retour de la semaine du Golfe. Dimanche 1er juin, nous tirons notre révérence par un dernier bord autour de l’île d’Arz. Nous avons troqué les flottilles surexcitées de la semaine pour le silence des îles et des îlots de la petite mer intérieure qui a déjà revêtue son calme d’apparence, car ici tout se passe sous la ligne de flottaison.
C’est au port d’Arradon le soir venu que nous scellons la semaine. Dans un relatif état de flottement s’opère un dernier rangement de la drome et du jeu de voiles, peu de mots sont dits, les corps en mouvement parlent d’eux-mêmes. La vie harmonieuse du bord se plaît à être silencieuse. Dans un même temps, un nouvel équipage s’apprête déjà à prendre la place bientôt libre à bord. Joséphine suit un fil d’Ariane la menant ailleurs, où elle est attendue.
Quelques tranches de pastèques comme dernières traces d’un équipage déjà loin, un réflecteur chancelant et tout vient à recommencer de nouveau
Vive les courants
Lundi 2 Juin, l’équipage est au complet Hugo, Pierre Henri, Chloé, Pol et moi-même. C’est à 12h30 que nous décidons d’appareiller, moment de la renverse de courant à pleine mer, avant de partir nous improvisons le mât de taillevent en mât de Cocagne.
Nous partons sous taillevent seul et aux avirons, à remonter entre les mouillages d’Arradon un vent qui semble vouloir nous garder dans le golfe. Tirer des bords et admirer un paysage qui ne défile pas comme à son habitude, il n’en faut pas moins pour quitter le golfe.Trois heures plus tard et quelques envies de tour sur elle-même entre la jument et le grand mouton, Joséphine laisse derrière elle la senteur des pins du golfe.
Sables fins
15h30, rencontre avec la longue houle régulière de la baie de Quiberon, un air du large abrité dans la douceur, quelle merveille que les baies ! Houat s’offrant à nous sur un seul bord au bon plein, nous prenons bel et bien rendez-vous avec le sable fin de Houat.Il est 20h00 quand Joséphine vient à être amarrée en filière au port de Saint Gildas, port où la filière est encore reine mais bientôt désuète…“Tiens, un mouillage idyllique ! Oui, promis la prochaine fois…Le sac de taux fait ici une parfaite cambuse volante
Les quatres saisons
Au matin, réveil sous la mélodie des Diesel, la vie insulaire hors saison semble se glisser jusqu’à nous se mélangeant à l’agréable odeur de café chaud du bord.
Mercredi 3 juin à 10h00, les nuages et le soleil se partagent le ciel, nous quittons Saint-Gildas sous voiles. Nous faisons route vers Belle-Île par le passage du Béniguet. Large de seulement quelques centaines de mètres, nous nous présentons devant à 11h40, moment de l’étale de pleine mer, avec un ris misaine et deux ris taillevent car vent rafaleux jusqu’à 28 noeuds. Il faut s’armer de patience, la houle et le vent nous refusent le passage. Enfin nous dépassons l’alignement breton des deux cardinales (tourelle E. et perche O.), mais nous ne gagnons pas assez et la houle nous fait dériver sur la perche. Il faut à présent s’armer d’avirons et d’un appui godille pour enfin laisser le Béniguet derrière nous, il est 13h30. Chapeau bas à l’équipage !
Après trois grands bords, en prenant soin de rester abrité sous Belle-Île et avec un dernier grand bord proche des côtes qui adonera pour notre plus grand plaisir. Nous rentrons dans le port du Palais avec un accueil des plus sympathique plus de dix heures après avoir quitté Houat, 20h15 baisser de rideaux pour Joséphine.
Dans l’attente
Mercredi 4 juin, nous ne naviguons pas, le secteur de vent ne nous permet pas d’aller à Groix. Chloé et Pol débarque à Belle-Île par la navette.
Découverte anthropo de la vie à bord, utilisation du petit plancher en pied de mât detaillevent comme planche à découper à la vue des multiples traces de couteaux. Dans l’après-midi une fenêtre pour demain se dessine, le vent prend du sud et pas de coupde vent annoncé, il faudra partir tôt pour Groix.
La houle du large
Photo du journal de bord de Joséphine de la journée de navigation du jeudi 5 juin rédigé par Hugo. Au cours de cette navigation, nous avons dû faire des choix. Décider de ne plus se rendre à Groix et revenir au port du Palais. Joséphine devant être sur le continent quand nous la quittons à la fin de cette semaine, nous décidons finalement de nous rendre à Port-Haliguen dès aujourd’hui car demain la houle résiduelle n’aidera pas au passage de la Teignouse.
Sortie du chenal de la Teignouse, la mer et les corps s’apaisent. Phare de la Teignouse en faisant cap sur port Haliguen, la visibilité est restée bonne aucours de la navigation
Pouvons nous rêver meilleur point de départ qu’un hissage de taillevent et de misaine sous appui godille ?
Merci à l’équipage pour ces quatre jours, ainsi qu’à Julie et Marie pour leur envie et leur confiance.